{"id":2319,"date":"2026-07-23T01:58:37","date_gmt":"2026-07-23T01:58:37","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/2319\/"},"modified":"2026-07-23T01:58:37","modified_gmt":"2026-07-23T01:58:37","slug":"a-la-bourse-de-commerce-un-art-minimal-pour-un-geste-global","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/2319\/","title":{"rendered":"\u00c0 la Bourse de Commerce, un art minimal pour un geste global"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Sous le commissariat de Jessica Morgan, directrice de la Dia Art Foundation, la Bourse de Commerce accueille une exposition d\u2019envergure sans pr\u00e9c\u00e9dent d\u00e9di\u00e9e \u00e0 l\u2019art minimal, \u00e0 l\u2019appui des chefs-d\u2019\u0153uvre de la Collection Pinault.<\/p>\n<p>Un an apr\u00e8s l\u2019<a href=\"https:\/\/thesteidz.com\/2024\/10\/29\/pinault-collection-exposition-bourse-de-commerce-arte-povera\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Arte Povera<\/a>, Pinault Collection poursuit ses focus historiques en invitant Jessica Morgan \u00e0 concevoir une exposition sur l\u2019art dit \u00ab\u00a0minimal\u00a0\u00bb. Un terme dont la directrice de la Dia Art Foundation n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 ouvrir le sens, afin d\u2019en d\u00e9montrer toute la diversit\u00e9 et la vitalit\u00e9. Par son titre radical et \u00e9pur\u00e9, l\u2019exposition \u00ab Minimal \u00bb\u00a0dit peu de chose de son contenu. Et pour cause. Elle ne cherche ni \u00e0 circonscrire un style, ni \u00e0 d\u00e9finir un courant. Ceux qui en attendraient une anthologie du seul Minimalisme am\u00e9ricain sont pr\u00e9venus, il est ici question d\u2019autre chose. Tout d\u2019abord, d\u2019une aspiration, \u00e0 la simplicit\u00e9 et \u00e0 l\u2019\u00e9conomie de moyens. Ensuite, d\u2019une certaine radicalit\u00e9, non pas asc\u00e9tique, mais qui aurait la douceur du sable, du papier que l\u2019on plie, de l\u2019odeur de la cire. Il s\u2019agit enfin d\u2019une disposition, une c\u00e9l\u00e9bration de la retenue, un r\u00e9pit en ces temps agit\u00e9s.\u00a0<\/p>\n<p>Cette ouverture du th\u00e8me \u00e0 diverses pratiques et sc\u00e8nes internationales est assum\u00e9e d\u00e8s la premi\u00e8re salle, par la mise en perspective de deux univers, sinon oppos\u00e9s, du moins \u00e9loign\u00e9s. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, la rigueur m\u00e9thodique de Robert Ryman (1930-2019) avec ses exp\u00e9rimentations quasi-monochromes autour du blanc. De l\u2019autre, un certain sentimentalisme, et 80 kg de bonbons (blancs \u00e9galement) pos\u00e9s au sol pour composer un portrait m\u00e9taphorique du p\u00e8re (dont le poids \u00e9quivaut \u00e0 celui de l\u2019\u0153uvre). Sign\u00e9e Felix Gonzalez-Torres (1957-1996), cette \u0153uvre expos\u00e9e \u00e0 la prise du visiteur, et donc \u00e0 sa propre disparition, \u00e9voque tout \u00e0 la fois l\u2019envie, le manque et le deuil, sur un registre symbolique et participatif. Entre les deux, d\u2019infinies nuances d\u2019abstractions, de postures et de formes, que l\u2019exposition explore justement dans toute leur diversit\u00e9.<\/p>\n<p>Correspondances et variations<\/p>\n<p>C\u2019est assez logiquement, guid\u00e9 par l\u2019objectif d\u2019abolir tout particularisme local ou g\u00e9n\u00e9rationnel, que le parcours d\u00e9laisse le s\u00e9quen\u00e7age g\u00e9ographique et chronologique, au profit d\u2019un d\u00e9ploiement th\u00e9matique. \u00ab\u00a0\u00c9quilibre\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Surface\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Grille\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Monochrome\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Mat\u00e9rialisme\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Lumi\u00e8re\u00a0\u00bb, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9cole japonaise \u00ab\u00a0Mono-ha\u00a0\u00bb, sept notions servent d\u2019articulation, sept axes qui, plut\u00f4t que de distinguer les foyers artistiques, mettent en lumi\u00e8re ce qui les relie, suivant une lecture sensualiste de l\u2019art minimal.<\/p>\n<p>Ce parti pris ouvre bien des parent\u00e9s, plus ou moins riches ou \u00e9videntes. Ainsi, deux plaques de plomb de l\u2019am\u00e9ricain Richard Serra (1938-2024), l\u2019une \u00e9tay\u00e9e par l\u2019autre, pli\u00e9e et positionn\u00e9e dans l\u2019angle entre le mur et le sol (Right Angle Prop, 1969\/1993), voisine l\u2019\u0153uvre du cor\u00e9en Lee Ufan (n\u00e9 en 1936), une pierre pos\u00e9e sur une plaque de verre, que son poids a bris\u00e9 (Relatum, 1969\/2025). Si les mat\u00e9riaux et les gestes diff\u00e8rent, ces \u0153uvres majeures de la Collection Pinault mettent toutes deux en sc\u00e8ne, d\u2019une part, les forces qui sous-tendent leur conception (celle qu\u2019il faut pour tordre le m\u00e9tal, celle du choc entre la pierre et le verre) et d\u2019autre part, les rapports qu\u2019elles entretiennent avec leur environnement (le sol, le centre, le mur ou le recoin).\u00a0<\/p>\n<p>Dans les \u0153uvres voisines, la gravit\u00e9 ou la r\u00e9sistance sont utilis\u00e9es de mani\u00e8res encore bien diff\u00e9rentes, par exemple pour formuler des commentaires amus\u00e9s sur la tradition des beaux-arts. C\u2019est le cas pour Nobuo Sekine (1942-2019) qui, en soumettant une toile de lin \u00e0 la torsion et au poids d\u2019une pierre, d\u00e9tourne en mat\u00e9riau de sculpture le support par excellence de l\u2019image peinte (qui fut d\u2019ailleurs son premier m\u00e9dium). De son c\u00f4t\u00e9, Senga Nengudi (n\u00e9e en 1943) emploie l\u2019eau, qu\u2019elle colore et enferme dans des poches en vinyle transparent. Retenues par des cordes, ces derni\u00e8res conservent la qualit\u00e9 fuyante de l\u2019\u00e9l\u00e9ment qu\u2019elles contiennent, privil\u00e9giant l\u2019amorphe \u00e0 l\u2019\u00e9rectile et d\u00e9jouant ainsi le registre triomphant traditionnellement attach\u00e9e \u00e0 la sculpture.<\/p>\n<p>\u00c9crin id\u00e9al<\/p>\n<p>Les exemples de mise en relation entre les \u0153uvres pourraient \u00eatre multipli\u00e9s infiniment. L\u2019exposition, qui en compte plus d\u2019une centaine, ne manque pas de ces \u00e9chos. Dans la section des \u00ab\u00a0Grilles\u00a0\u00bb, le quadrillage mou du filet de Jir\u014d Takamatsu (1936-1998), pos\u00e9 au sol, s\u2019accommode ainsi tr\u00e8s bien des peintures aux lignes tout aussi l\u00e2ches de\u00a0Mary Heilmann (n\u00e9e en 1940). Du c\u00f4t\u00e9 des \u00ab\u00a0Surfaces\u00a0\u00bb, les volumes color\u00e9s de Donald Judd (1928-1994) et Anne Truitt (1921-2004) se r\u00e9pondent parfaitement, tout comme les n\u00e9ons de Dan Flavin (1933-1996) et ceux de Fran\u00e7ois Morellet (1926-2016) au niveau inf\u00e9rieur du mus\u00e9e. Jusqu\u2019\u00e0 la monotonie\u00a0? \u00c9tonnamment, non. Les cimaises install\u00e9es de biais au milieu des salles, les fen\u00eatres laissant entrer des rais de soleil, l\u2019alternance des formats et le m\u00e9lange des genres, des m\u00e9diums, des p\u00e9riodes, tout cela contribue \u00e0 \u00e9viter l\u2019effet de r\u00e9p\u00e9tition, sans jamais entraver ni notre d\u00e9ambulation, ni le besoin de vide autour de certaines installations. Naturelle et fluide, la visite est une promenade pour laquelle le b\u00e2timent m\u00eame, dans son \u00e9pure, para\u00eet avoir \u00e9t\u00e9 con\u00e7u.<\/p>\n<p>Cette symbiose entre les \u0153uvres et l\u2019architecture de Tadao Ando est plus qu\u2019\u00e9vidente dans la Rotonde, o\u00f9 l\u2019installation monumentale de Meg Webster (n\u00e9e en 1944) trouve une place si juste qu\u2019elle se mesure \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de tout le b\u00e2timent. Dans cette vaste ar\u00e8ne ceintur\u00e9e de b\u00e9ton brut, ouverte vers le ciel que filtre la majestueuse coupole, l\u2019artiste am\u00e9ricaine a fait entrer de la terre, du sable, du sel et de la cire d\u2019abeille, des branchages et des fleurs. Rien que des mati\u00e8res naturelles, disponibles localement, qu\u2019elle est venue compacter en figures \u00e9l\u00e9mentaires (dune, sph\u00e8re, c\u00f4ne, surfaces convexes) et monochromes. L\u2019\u00e9quilibre est subtil entre simplicit\u00e9 et sensualit\u00e9, et Webster sait tr\u00e8s bien faire de nous, de nos sens, le vrai m\u00e9dium de son \u0153uvre. Au milieu des odeurs de sous-bois, dans l\u2019espace qui se creuse entre chaque forme pleine, quelque chose nous saisit instantan\u00e9ment, difficile \u00e0 d\u00e9crire. Comme un d\u00e9sir du vide, un vertige \u00e0 l\u2019envers. L\u2019envie de go\u00fbter des yeux, de sentir la lumi\u00e8re.<\/p>\n<p>Resserrements et ouvertures<\/p>\n<p>Ces approfondissements monographiques, \u00e9maillant tout le parcours, parviennent \u00e0 m\u00e9nager des pauses et des respirations au sein de \u00ab Minimal \u00bb. Dans les vitrines qui encerclent la Rotonde, les Date Paintings d\u2019On Kawara (1932-2014) offrent ainsi un contrepoint conceptuel sur la valeur du temps et notre rapport \u00e0 l\u2019Histoire. Au premier \u00e9tage, une salle est enti\u00e8rement d\u00e9di\u00e9e au Mono-Ha, un mouvement \u00e9merg\u00e9 au Japon \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1960, dont les pr\u00e9ceptes sont guid\u00e9s par le rejet de la manipulation, et partant la pr\u00e9f\u00e9rence pour la mise en relation d\u2019objets et de mat\u00e9riaux laiss\u00e9s \u00e0 leurs d\u00e9fauts et \u00e0 leurs qualit\u00e9s. Enfin, le visiteur p\u00e9n\u00e8tre les galeries de l\u2019\u00e9tage sup\u00e9rieur par une salle consacr\u00e9e \u00e0 Agn\u00e8s Martin (1912-2004), figure cl\u00e9 de l\u2019abstraction am\u00e9ricaine, dont de nombreuses \u0153uvres appartiennent \u00e0 la Collection Pinault.\u00a0Il faut enfin ajouter \u00e0 ces focus l\u2019\u0153uvre de l\u2019artiste br\u00e9silienne Lygia Pape (1927-2004), pr\u00e9sent\u00e9e en marge de l\u2019exposition sous le commissariat d\u2019Emma Lavigne, directrice de la Collection. Tout \u00e0 l\u2019oppos\u00e9 des courants pr\u00f4nant le retrait du sujet et de l\u2019affect, Pape a tr\u00e8s t\u00f4t d\u00e9fendu une approche po\u00e9tique de la forme g\u00e9om\u00e9trique (proche en cela de Meg Webster), et a toujours cherch\u00e9 \u00e0 rapprocher l\u2019art de la vie quotidienne, notamment par la participation du spectateur. Son installation Tt\u00e9ia 1, C, constitu\u00e9e de fils d\u2019or tendus dans la p\u00e9nombre d\u2019une pi\u00e8ce vide, cr\u00e9e une \u0153uvre vibratile, comme z\u00e9br\u00e9e de rayons surnaturels, porteuse d\u2019une ind\u00e9finissable sensation d\u2019immat\u00e9rialit\u00e9. Une ouverture bienvenue et un tr\u00e8s bel hommage \u00e0 cette figure injustement m\u00e9connue, qui ne manque pas de compl\u00e9ter le panorama minimal habitant la Bourse de Commerce jusqu\u2019en janvier prochain. \u2022<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Exposition \u00ab Minimal \u00bb<br \/>Jusqu\u2019au 19 janvier 2026<br \/>\u00e0 la Bourse de Commerce \u2013 Pinault Collection<br \/>2, rue de Viarmes \u2013 75001 Paris<br \/><a href=\"https:\/\/www.pinaultcollection.com\/fr\/boursedecommerce\/minimal\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">pinaultcollection.com<\/a><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-15394\" class=\"wp-image-15394 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/bourse-de-commerce-pinault-collection-exposition-paris-minimal-8-scaled.jpg\" alt=\"\" width=\"2042\" height=\"2560\"  \/><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-15394\" class=\"wp-caption-text\">Dan Flavin, Alternate Diagonals of March 2, 1964 (to Don Judd), 1964, lumi\u00e8re fluorescente rouge et jaune, 365,8 cm (en diagonale), Pinault Collection. \u00a9 Dan Flavin \/ Adagp, Paris, 2025. Vue de l\u2019exposition \u00ab Minimal \u00bb, Bourse de Commerce \u2013 Pinault Collection, Paris, 2025. \u00a9 Tadao Ando Architect &amp; Associates, Niney et Marca Architectes, agence Pierre-Antoine Gatier. Photo : Nicolas Brasseur.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-15388\" class=\"wp-image-15388 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/bourse-de-commerce-pinault-collection-exposition-paris-minimal-3-scaled.jpg\" alt=\"\" width=\"1976\" height=\"2560\"  \/><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-15388\" class=\"wp-caption-text\">Vue de l\u2019exposition \u00ab Minimal \u00bb, Bourse de Commerce \u2013 Pinault Collection, Paris, 2025. Avec les \u0153uvres de Robert Ryman et\u00a0Felix Gonzalez-Torres. \u00a9 Tadao Ando Architect &amp; Associates, Niney et Marca Architectes, agence Pierre-Antoine Gatier. Photo : Nicolas Brasseur.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-15389\" class=\"wp-image-15389 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/bourse-de-commerce-pinault-collection-exposition-paris-minimal-4-scaled.jpg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1706\"  \/><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-15389\" class=\"wp-caption-text\">Felix Gonzalez-Torres, \u00ab Untitled \u00bb (Portrait of Dad) (d\u00e9tail), 1991, bonbons blancs dans papier d\u2019emballage transparent, approvisionnement in\u00e9puisable, Pinault Collection. Photo : Nicolas Brasseur.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-15391\" class=\"size-full wp-image-15391\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/bourse-de-commerce-pinault-collection-exposition-paris-minimal-6-scaled.jpg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"2048\"  \/><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-15391\" class=\"wp-caption-text\">Agnes Martin, Blue-Grey Composition, 1962, huile sur toile, 30,5 \u00d7 30,5 cm (sans cadre), Pinault Collection. \u00a9 Agnes Martin Foundation, New York \/ Adagp, Paris, 2025. Photo : Nicolas Brasseur.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-15390\" class=\"size-full wp-image-15390\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/bourse-de-commerce-pinault-collection-exposition-paris-minimal-5-scaled.jpg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"2095\"  \/><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-15390\" class=\"wp-caption-text\">Vue de l\u2019exposition \u00ab Minimal \u00bb, Bourse de Commerce \u2013 Pinault Collection, Paris, 2025. Avec les \u0153uvres de Richard Serra et Lee Ufan. \u00a9 Tadao Ando Architect &amp; Associates, Niney et Marca Architectes, agence Pierre-Antoine Gatier. Photo : Nicolas Brasseur.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-15395\" class=\"size-full wp-image-15395\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/bourse-de-commerce-pinault-collection-exposition-paris-minimal-10-scaled.jpg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"2014\"  \/><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-15395\" class=\"wp-caption-text\">On Kawara, SEPT. 13, 2001, 2001, acrylique sur toile, 25,5 \u00d7 34,3 cm, Pinault Collection \u00a9 One Million Years Foundation.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-15386\" class=\"wp-image-15386 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/bourse-de-commerce-pinault-collection-exposition-paris-minimal-1-scaled.jpg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1707\"  \/><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-15386\" class=\"wp-caption-text\">Vue de l\u2019exposition \u00ab Minimal \u00bb, Bourse de Commerce \u2013 Pinault Collection, Paris, 2025. Avec les \u0153uvres de Meg Webster. \u00a9 Tadao Ando Architect &amp; Associates, Niney et Marca Architectes, agence Pierre-Antoine Gatier. Photo : Nicolas Brasseur.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-15387\" class=\"wp-image-15387 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/bourse-de-commerce-pinault-collection-exposition-paris-minimal-2-scaled.jpg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1707\"  \/><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-15387\" class=\"wp-caption-text\">Vue de l\u2019exposition \u00ab Minimal \u00bb, Bourse de Commerce \u2013 Pinault Collection, Paris, 2025. Avec les \u0153uvres de Meg Webster. \u00a9 Tadao Ando Architect &amp; Associates, Niney et Marca Architectes, agence Pierre-Antoine Gatier. Photo : Nicolas Brasseur.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-15396\" class=\"size-full wp-image-15396\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/bourse-de-commerce-pinault-collection-exposition-paris-minimal-11-scaled.jpg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"2116\"  \/><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-15396\" class=\"wp-caption-text\">Lee Ufan, From Line, 1978, huile et pigment min\u00e9ral sur toile, 60 \u00d7 72 cm, Pinault Collection. \u00a9 Lee Ufan \/ Adagp, Paris, 2025. Photo : Nicolas Brasseur.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-15392\" class=\"wp-image-15392 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/bourse-de-commerce-pinault-collection-exposition-paris-minimal-7-scaled.jpg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1707\"  \/><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-15392\" class=\"wp-caption-text\">Nobuo Sekine, Phase of Nothingness \u2013 Water, 1969\/2012, acier, laque, eau, 120 \u00d7 120 cm (cylindre), 30 \u00d7 220 \u00d7 160 cm (bloc), Pinault Collection. \u00a9 Nobuo Sekine Estate. Vue de l\u2019exposition \u00ab Minimal \u00bb, Bourse de Commerce \u2013 Pinault Collection, Paris, 2025. \u00a9 Tadao Ando Architect &amp; Associates, Niney et Marca Architectes, agence Pierre-Antoine Gatier. Photo : Nicolas Brasseur.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-15393\" class=\"wp-image-15393 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/bourse-de-commerce-pinault-collection-exposition-paris-minimal-9-scaled.jpg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1707\"  \/><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-15393\" class=\"wp-caption-text\">Vue de l\u2019exposition \u00ab Minimal \u00bb, Bourse de Commerce \u2013 Pinault Collection, Paris, 2025. Avec les \u0153uvres de Michelle Stuart, Maren Hassinger, Jackie Winsor, Dorothea Rockburne et Kishio Suga. \u00a9 Tadao Ando Architect &amp; Associates, Niney et Marca Architectes, agence Pierre-Antoine Gatier. Photo : Nicolas Brasseur.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-15398\" class=\"size-full wp-image-15398\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/bourse-de-commerce-pinault-collection-exposition-paris-minimal-12-scaled.jpg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1707\"  \/><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-15398\" class=\"wp-caption-text\">Lygia Pape, Tt\u00e9ia 1, C, 2003-2025, fil dor\u00e9, bois, clous, lumi\u00e8re, dimensions variables, Pinault Collection. Courtesy Projeto Lygia Pape. Vue de l\u2019exposition \u00ab Tisser l\u2019espace \u00bb, Bourse de Commerce \u2013 Pinault Collection, Paris, 2025. Photo : Nicolas Brasseur.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Sous le commissariat de Jessica Morgan, directrice de la Dia Art Foundation, la Bourse de Commerce accueille une&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":2320,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[107],"tags":[76,189,223,1290,109,108,1291,1292,94,1293,1294,1295,1296,1297,1298,1299,31,110,1300],"class_list":["post-2319","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-bourse-de-commerce-pinault-collection","tag-1er","tag-art","tag-art-contemporain","tag-art-minimal","tag-bourse-de-commerce","tag-bourse-de-commerce-pinault-collection","tag-dan-flavin","tag-emma-lavigne","tag-exposition","tag-jessica-morgan","tag-lee-ufan","tag-lygia-pape","tag-meg-webster","tag-minimal","tag-nobuo-sekine","tag-on-kawara","tag-paris","tag-pinault-collection","tag-richard-serra"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2319","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2319"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2319\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2320"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2319"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2319"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2319"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}