{"id":4441,"date":"2026-07-30T10:48:21","date_gmt":"2026-07-30T10:48:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/4441\/"},"modified":"2026-07-30T10:48:21","modified_gmt":"2026-07-30T10:48:21","slug":"une-classique-autour-de-paris-quand-les-pros-couraient-deja-en-banlieue-actualite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/4441\/","title":{"rendered":"Une classique autour de Paris ?\u00a0Quand les pros couraient d\u00e9j\u00e0 en banlieue &#8211; Actualit\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>Emmanuel Gr\u00e9goire, le maire de Paris, a annonc\u00e9 sur France Info vouloir cr\u00e9er une \u00ab\u00a0classique grand parisienne\u00a0\u00bb pour les professionnels. \u00ab\u00a0C&rsquo;est vraiment un projet qui me tient \u00e0 c\u0153ur\u00a0\u00bb, a-t-il ajout\u00e9 <a href=\"https:\/\/www.franceinfo.fr\/sports\/cyclisme\/cyclisme-emmanuel-gregoire-annonce-vouloir-creer-une-course-professionnelle-classique-grand-parisienne_8123528.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">en mettant en avant ce moyen de \u00ab\u00a0populariser le d\u00e9veloppement de ce mode de d\u00e9placement\u00a0\u00bb<\/a>.\u00a0<\/p>\n<p>Des courses pros autour de Paris (sans parler des courses Paris-Province), c&rsquo;est une longue tradition qui s&rsquo;est \u00e9teinte au fil des ann\u00e9es et, surtout, de l&rsquo;\u00e9tendue de la circulation automobile.<\/p>\n<p>LE CIRCUIT DE PARIS 1919-1945<\/p>\n<p>Le quotidien L&rsquo;Intransigeant veut avoir son \u00e9preuve et cr\u00e9e le Circuit de Paris en 1919. \u00c0 partir de 1927, il se place le Jeudi de l&rsquo;Ascension. Les premi\u00e8res \u00e9ditions entourent Paris par Versailles, Corbeil, Lagny, Beaumont, Poissy et l&rsquo;arriv\u00e9e \u00e0 Versailles. Puis elles partent de Suresnes pour arriver au Parc des Princes. Dans les ann\u00e9es 30, la boucle s&rsquo;agrandit en banlieue et passe par Melun, Meaux, Senlis, Creil, Pontoise, Saint-Germain-en-Laye avant de s&rsquo;achever au Parc.<\/p>\n<p>Sous l&rsquo;Occupation, \u00ab\u00a0L&rsquo;Intran\u00a0\u00bb s&rsquo;arr\u00eate de para\u00eetre mais la course est reprise par \u00ab\u00a0Le Matin\u00a0\u00bb, un des quotidiens les plus favorables aux Allemands. En 1945, le Circuit de Paris est repris par \u00ab\u00a0Lib\u00e9-Soir\u00a0\u00bb (Le Matin est interdit \u00e0 la Lib\u00e9ration), d&rsquo;abord sous le nom de Circuit de l&rsquo;Ile-de-France mais, deux jours avant la course (le Jeudi de l&rsquo;Ascension tombe le 10 mai en 1945), la signature de la Capitulation le 8 mai, \u00ab\u00a0le Jour V\u00a0\u00bb comme on dit \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, entra\u00eene un changement de nom. Ce sera \u00ab\u00a0Le Grand Prix de la Victoire\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>LE CRITERIUM NATIONAL 1932-1963<\/p>\n<p>En 1932, le journaliste Gaston B\u00e9nac de Paris-Soir cr\u00e9e le Crit\u00e9rium National qui devient le \u00ab\u00a0Championnat de France de printemps\u00a0\u00bb, une des courses les plus relev\u00e9es du calendrier national. Cette course deviendra le Crit\u00e9rium International en 1981 mais bien loin de la r\u00e9gion parisienne. La premi\u00e8re ann\u00e9e, la course d\u00e9marre de la Croix-de-Berny, dans la banlieue sud, puis ce sera Saint-Denis, le Bourget, <a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k7641579c\/f8.item.zoom\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">Maison-Alfort<\/a>, Champigny. Mais \u00e0 chaque fois les coureurs arpentent la Vall\u00e9e de Chevreuse avant d&rsquo;arriver au v\u00e9lodrome Buffalo, car ce n&rsquo;est pas une course organis\u00e9e par l&rsquo;Auto qui exploite le Parc des Princes. \u00c0 partir de 1940, le National se termine au Parc mais les coureurs passent toujours par Dourdan, Saint-R\u00e9my-les-Chevreuse, Chateaufort.\u00a0<\/p>\n<p>En 1945, Paris-Soir interdit \u00e0 la Lib\u00e9ration, c&rsquo;est Paris-Presse qui prend le relais. La course part de S\u00e8vres. En 1949, L&rsquo;Equipe s&rsquo;associe \u00e0 l&rsquo;organisation. En 1956, la course est \u00e0 deux doigts de l&rsquo;annulation \u00e0 cause des frais de police demand\u00e9s par la pr\u00e9fecture. La circulation de plus en plus intense, associ\u00e9e au d\u00e9cret de 1955 qui limite l&rsquo;acc\u00e8s aux routes pour les courses cyclistes, rend de plus en plus difficile l&rsquo;organisation d&rsquo;une course en r\u00e9gion parisienne. En 1959, elle d\u00e9m\u00e9nage au circuit de Montlh\u00e9ry o\u00f9 elle restera jusqu&rsquo;en 1963, avec une escapade en Alg\u00e9rie, \u00e0 Oran, en 1960.<\/p>\n<p>BOUCLES DE LA SEINE 1945-1973<\/p>\n<p>En 1945, L&rsquo;Auto est interdit apr\u00e8s la Lib\u00e9ration pour avoir continu\u00e9 \u00e0 para\u00eetre pendant l&rsquo;Occupation, et L&rsquo;Equipe n&rsquo;a pas encore vu le jour (1946). Le journal communiste Ce Soir organise plusieurs courses dont la deuxi\u00e8me \u00e9dition de la Course dans la Cit\u00e9 (un circuit dans Saint-Denis) mais surtout la premi\u00e8re \u00e9dition des Boucles de la Seine. C&rsquo;est Georges Pagnoud, journaliste au quotidien, qui cr\u00e9e l&rsquo;\u00e9preuve. La course part de Maisons-Alfort, passe par Corbeil, Mantes, Vernon, Pontoise, le C\u0153ur-Volant et la c\u00f4te des Gardes pour arriver au Parc des Princes. C&rsquo;est un peu le Circuit de Paris d&rsquo;apr\u00e8s-guerre.<\/p>\n<p>Elle devient une \u00e9preuve qualificative pour le Championnat de France. C&rsquo;est l\u00e0, en 1947, que Louison Bobet se fait remarquer pour \u00eatre s\u00e9lectionn\u00e9 en \u00e9quipe de France pour son premier Tour de France. Et cette victoire convainc sa marque, Stella, de lancer une vraie \u00e9quipe professionnelle en 1948.\u00a0<\/p>\n<p>En 1953, L&rsquo;Humanit\u00e9 Dimanche, camarade de Ce Soir qui va dispara\u00eetre, reprend l&rsquo;organisation. Le vainqueur re\u00e7oit une belle \u00e9charpe rouge vermillon. L&rsquo;\u00e9preuve va passer de la mi-mai \u00e0 la mi-juin par la suite. L&rsquo;\u00e9dition 1963 est annul\u00e9e, celle de 1967 est la derni\u00e8re \u00e0 arriver au Parc dont la piste rose sera d\u00e9truite apr\u00e8s l&rsquo;arriv\u00e9e du Tour. La course arrive dor\u00e9navant \u00e0 la Cipale du Bois de Vincennes. En 1966, Jean-Louis Bodin avait sign\u00e9 un bel exploit en conservant 16&Prime; sur le peloton apr\u00e8s 258 km d&rsquo;\u00e9chapp\u00e9e.<\/p>\n<p>Mais en 1972, faute de soutien d&rsquo;annonceurs &#8211; m\u00eame un journal communiste a besoin de publicit\u00e9 pour organiser une course professionnelle &#8211; les Boucles repouss\u00e9es en fin de saison ne peuvent avoir lieu. Le rideau sera baiss\u00e9 apr\u00e8s l&rsquo;ultime boucle en 1973, encore \u00e0 cause du manque d&rsquo;argent.<\/p>\n<p>BOUCLES PARISIENNES &#8211; BOUCLES DES HAUTS-DE-SEINE : 1987-1990<\/p>\n<p>Jean-Pierre Loth avait la foi pour cr\u00e9er dans les ann\u00e9es 80 une course pro en r\u00e9gion parisienne. C&rsquo;est d&rsquo;abord \u00e0 Montlh\u00e9ry, sur le circuit de Linas-Montlh\u00e9ry que les pros s&rsquo;expliquent. En 1989, ann\u00e9e du Bicentenaire, il tente une sortie sur les routes autour de Paris, un samedi apr\u00e8s-midi, avec les Boucles des Hauts-de-Seine qui passaient aussi par les Yvelines. Ce jour-l\u00e0, le peloton saborde la course. Derri\u00e8re les trois \u00e9chapp\u00e9s, Michel Vermote, Philippe Louviot et Pascal Lance, le peloton se tra\u00eene et arrive avec un quart d&rsquo;heure de retard. Avec tous les probl\u00e8mes de blocage des routes que cela engendre. \u00ab\u00a0La course assassin\u00e9e\u00a0\u00bb, titre L&rsquo;Equipe. Les \u00ab\u00a0Boucles\u00a0\u00bb vont rena\u00eetre l&rsquo;ann\u00e9e suivante, mais de retour \u00e0 Montlh\u00e9ry. Thierry Claveyrolat en est le dernier vainqueur.<\/p>\n<p>En 1998, pour saluer la Coupe du Monde, rebelote avec les Boucles de la Seine Saint-Denis. D\u00e8s le d\u00e9part, on sait que l&rsquo;\u00e9dition n&rsquo;aura pas de lendemain, c&rsquo;est une course unique promue par le d\u00e9partement du 93 et qui compte pour la Coupe de France. Le d\u00e9part et l&rsquo;arriv\u00e9e ont lieu devant le Stade de France et la course traverse les communes du d\u00e9partement, comme l&rsquo;avait fait la 1\u00e8re \u00e9tape du Tour de France 1984.<\/p>\n<p>PARIS-MANTES 1996 &#8211; 2021<\/p>\n<p>En 1996, l&rsquo;AS Mantaise qui organise Paris-Mantes (d\u00e9j\u00e0 50 \u00e9ditions au compteur chez les amateurs) saute sur l&rsquo;occasion de la r\u00e9forme du cyclisme qui abolit la distinction entre coureurs pros et amateurs pour inscrire leur classique parisienne au calendrier UCI au niveau 1.5. Au d\u00e9part d&rsquo;Orgeval, il y a les pros d&rsquo;Agrigel-La Creuse avec Jean-Fran\u00e7ois Bernard, mais aussi l&rsquo;\u00e9quipe Festina. C&rsquo;est l&rsquo;un d&rsquo;eux, Bruno Boscardin, qui s&rsquo;impose. L&rsquo;exp\u00e9rience dure deux saisons. Puis la nouvelle r\u00e9forme de 2005 voit Paris-Mantes de retour au niveau UCI en classe 1.2 (l&rsquo;\u00e9quivalent des 1.5). En 2019, l&rsquo;\u00e9preuve sert de support \u00e0 une manche de Coupe de France N1. Maxime Jarnet gagne <a href=\"https:\/\/www.directvelo.com\/actualite\/92116\/clap-de-fin-pour-paris-mantes\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">la derni\u00e8re \u00e9dition en 2021 en 1.2<\/a>. Les coureurs allaient jusque dans le Vexin dans le nord et le d\u00e9part \u00e9tait donn\u00e9 \u00e0 8h30, pour lib\u00e9rer le terrain \u00e0 midi et demi.\u00a0<\/p>\n<p>POLYMULTIPLI\u00c9E &#8211; TROPH\u00c9E DES GRIMPEURS 1913-2009<\/p>\n<p>A l&rsquo;origine, en 1913, la Polymultipli\u00e9e est un banc d&rsquo;essai grandeur nature pour les mod\u00e8les de changement de vitesse, de multiplication (d&rsquo;o\u00f9 le nom). Elle se court \u00e0 Chanteloup-les-Vignes et son circuit de l&rsquo;Hautil. La Poly va d\u00e9m\u00e9nager \u00e0 Sens de 1970 \u00e0 1977. Elle est organis\u00e9e par Monde 6, la soci\u00e9t\u00e9 de Jean Leulliot qui organise aussi Paris-Nice et la Route de France. En 1974, elle prend le nom officiel de Troph\u00e9e des Grimpeurs et retrouve le circuit de l&rsquo;Hautil en 1979.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s Chanteloup-les-Vignes, c&rsquo;est Argenteuil-Sannois dans le Val d&rsquo;Oise \u00e0 partir de 1990 et jusqu&rsquo;\u00e0 la fin en 2009. En 1997 et 1998, la Poly de l&rsquo;Hautil va rena\u00eetre \u00e0 Chanteloup, organis\u00e9e par Laurent Fignon. Mauro Gianetti gagne la premi\u00e8re ann\u00e9e. Le Troph\u00e9e des Grimpeurs est lui organis\u00e9 par Josette Leulliot, la fille de Jean. Quand la Coupe de France Dames voit le jour en 2000, elle organise le m\u00eame jour une version f\u00e9minine du Troph\u00e9e des grimpeurs. Herv\u00e9 G\u00e9rardin la remplace, et il organisera aussi la Route de France F\u00e9minine de 2006 \u00e0 2016.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Emmanuel Gr\u00e9goire, le maire de Paris, a annonc\u00e9 sur France Info vouloir cr\u00e9er une \u00ab\u00a0classique grand parisienne\u00a0\u00bb pour&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":4442,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[30,1772,2055,2061,221,2062,2054,1898,2053,2051,2050,35,2041,2044,2042,2043,2049,2048,2058,615,2064,177,2047,2045,2046,31,2060,2057,2056,2059,2063,616,613,2052],"class_list":["post-4441","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-actualites","tag-actualites","tag-attaque","tag-belgique","tag-braquet","tag-bretagne","tag-chute","tag-competition","tag-coupe-de-france","tag-coureur","tag-course-cyclisme","tag-course-cycliste","tag-cyclisme","tag-direct","tag-direct-velo","tag-directvelo","tag-directvelo-com","tag-epreuve","tag-epreuve-cycliste","tag-federation-francaise-de-cyclisme","tag-ffc","tag-flandres","tag-france","tag-live","tag-live-course","tag-live-epreuve","tag-paris","tag-peloton","tag-radio-peloton","tag-radio-tour","tag-ravitaillement","tag-relance","tag-uci","tag-velo","tag-velos"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4441","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4441"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4441\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4442"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4441"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4441"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4441"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}