À la question de la cheffe de file de la minorité, Séverine Guissard, concernant les conséquences pour la commune, le bourgmestre a répondu qu’il supposait que la commune doit rentrer dans le rang, le ministre ayant précisé que tout ce qui a été décidé lors de l’AG est valable. Le paiement et la recapitalisation lient donc financièrement tous les associés, y compris Erezée.
La commune d’Erezée doit être respectée
Le conseiller de la minorité, Jean-François Collin a lâché : « On est ridicule aux yeux de la province avec cette décision, à l’heure où on doit faire preuve de solidarité. » « Je ne vois pas pourquoi nous devrions payer ce déficit alors que certaines communes se voient attribuer gratuitement des bâtiments et des terrains, a réagi Michel Jacquet. « C’est triste de ne pas défendre sa commune plus que cela : Erezée doit être respectée. Le ministre n’a pas de solution : on va écrire à la tutelle pour savoir ce qu’on doit faire. »
En ce qui concerne l’avis demandé par le ministre des Pouvoirs locaux sur l’avenir de l’institution provinciale en région wallonne, Michel Jacquet a précisé qu’une délibération a déjà été mise au point par trois partis. Il a proposé d’y ajouter comme mission essentielle l’accompagnement des enfants et des jeunes à besoins spécifiques, faisant référence à l’Institut médico-pédagogique du Val d’Aisne situé à Briscol. Sa proposition a fait l’unanimité.
Comptes 2025 : équilibre global très tendu
Les comptes communaux 2025 ne sont pas bons. Avant de donner la parole au directeur financier, le bourgmestre n’a pas caché qu’il était déçu des résultats. Le boni réel s’élève à 4 025,66 € alors qu’en 2023 il atteignait 254 497 €. À l’exercice propre de l’ordinaire, le compte affiche un mali de 22 420,45 €. Au service extraordinaire, le mali atteint 3 642 875 €. L’équilibre global est très tendu.
Séverine Guissard a rappelé qu’à plusieurs reprises la minorité a alerté le conseil sur la situation préoccupante des finances et qu’il y avait déjà des indicateurs de la mauvaise santé financière au budget ordinaire 2026. « Le compte n’est pas à la hauteur de nos espérances : on aurait dû avoir 250 000 € de boni, a rétorqué le bourgmestre. « Différents facteurs expliquent cette situation à commencer par l’augmentation de la recette d’eau dont l’effet rebond ne se fera sentir qu’en 2026. À cela s’ajoutent le salaire double payé dans le cadre de la direction générale en 2025, les subsides Pollec de 25 000 € non reçus et l’augmentation de la dotation au CPAS à hauteur de 50 000 € par rapport à 2024. À ces éléments conjoncturels, se sont greffés des facteurs structurels comme l’augmentation des salaires, des frais, des matériaux et des cotisations de responsabilisation. »
Michel Jacquet a précisé que des mesures ont été prises notamment au niveau des ressources humaines avec l’objectif d’avoir une vue plus fine sur les engagements financiers au niveau du personnel. « Nous sommes déçus de ce compte mais nous avons pris des mesures pour qu’il soit meilleur en 2026, a-t-il conclu. Au vote, unanimité.