Ils rappellent que la moitié de la forêt wallonne est privée et gérée depuis des siècles avec une volonté de pérennisation du patrimoine. Loin de la recherche de profit immédiat redoutée par l’agent de terrain, les experts revendiquent une gestion durable et respectueuse des cycles naturels.
Le DNF face à ses propres lacunes
La Fédération ne s’est pas privée de pointer les faiblesses actuelles de l’administration wallonne. Elle souligne notamment que plusieurs dizaines de milliers d’hectares de forêts publiques manquent cruellement de plans d’aménagement, des documents pourtant essentiels à la planification d’une gestion durable. Néanmoins, les forestiers rejoignent la crainte de l’agent du DNF concernant le manque de moyens structurels. Elle déplore également l’intervention de certains agents DNF, probablement une minorité, au sein des forêts privées.
S’ils ne revendiquent pas la reprise des missions du DNF, les experts forestiers appellent toutefois à un retour au professionnalisme et à la neutralité. Ils déplorent la diffusion de clichés opposant deux mondes et rappellent que l’intérêt pour la santé des forêts est partagé. Pour la Fédération, l’enjeu n’est pas de privatiser pour le plaisir, mais bien que chaque acteur, public comme privé, puisse exercer ses missions avec les moyens et la rigueur nécessaires.