Nul doute qu’ils auront des regrets quand ils repenseront à ces play-off et à leurs prestations. « Cela fait trois matches qu’on n’est pas vraiment dedans, reconnaît Mathys Van Hamme. On n’a jamais su imposer notre rythme. Les Verviétois ont fait ce qu’il fallait, ils ont bien joué le coup, je trouve. Ils ont chaque fois réussi à casser notre vitesse et notre jeu en transition, ce qui est notre force. On a manqué de précision, d’agressivité, de hargne. Beaucoup de deuxièmes ballons étaient pour eux et ce n’est pas que de la chance. Ils en voulaient plus, par moments. Et finalement, ça se joue sur des détails. »

Jamais super confiant

On vous laisse imaginer l’ambiance dans les rangs chestrolais après le coup de sifflet final… « Je suis hyper déçu, on est tous hyper déçu, poursuit Mathys Van Hamme. En terminant le championnat à la première place, on n’était pas censé s’arrêter en demi-finales. C’est le contraire de l’an dernier. Je le disais, Verviers a bien joué. Et on n’a jamais été super confiant. Mais on avait toutes les cartes en mains pour aller au bout. »

Ces play-off, c’était un peu la dernière danse pour l’équipe actuelle. « Pour la moitié de l’équipe, c’était notre dernier match ensemble. C’est vraiment dommage que cela se termine comme ça. Cela aurait été bien plus beau de se quitter avec un trophée. »

Mathys Van Hamme était arrivé il y a deux ans au BCCA, en droite ligne d’Arlon. « Je suis très content d’avoir fait partie de ce groupe (de joueurs et coaches) pendant deux saisons, que ce soit sur le terrain ou en dehors. J’ai beaucoup progressé. Et cette défaite n’enlève rien au reste. »

Sturam : « pas de guerriers »

Le coach Nicolas Sturam était encore sous le choc de nombreuses minutes après le panier victorieux de Troisfontaine. « L’an dernier, notre défaite en finale, en belle, c’était dommage, dit-il. Cette année, c’est décevant. Je n’ai jamais vu, dans le groupe, l’envie et la hargne de l’an dernier, quand on avait sorti le leader Belleflamme et qu’on avait encore tout donné en finale. À aucun des trois matches. Je suis amer, par rapport à la manière dont on a abordé ces play-off. On a pris ces matches comme des matches de saison régulière. Je n’ai pas ressenti cet état d’esprit de guerriers qu’on avait l’an dernier. »

Il y a la dernière action, évidemment, mais aussi tout ce qui a précédé. « Combien de pertes de balle avons-nous ?, enchaîne Nicolas Sturam. Combien de lancers francs ratés ? Combien de paniers sous l’anneau ratés ? On a été suffisant. Et certains ont été bouffés par l’enjeu, et d’autres par la pression qu’ils se sont mise. Individuellement, on est moins fort que d’autres équipes, on le sait. Mais collectivement, il y avait quelque chose à faire. On avait une bonne assise défensive, qui nous a permis de terminer le championnat en tête. Mais on ne l’a pas vue en play-off. Et devant, seuls trois ou quatre ont montré, par intermittence, qu’ils pouvaient faire la différence. »