En sortant Assenois un peu plus tôt dans la compétition, les Attertoises avaient créé la sensation. Et elles n’ont pas manqué l’aubaine ce samedi même s’il a fallu batailler face à Givry, qui a mené 0-1 et 1-2. « Notre première période n’était pas bonne du tout. Nous étions vraiment stressées. Ce qui est logique vu qu’il s’agissait de la première finale pour pas mal de monde. Et le fait de ne pas jouer sur un synthétique nous posait quelques problèmes, confie l’ancienne joueuse de Sainte-Ode. Au repos, le coach nous a remonté les bretelles et en seconde période, je pense que nous étions au-dessus. Dans le jeu notamment. Sur l’ensemble du match, notre succès est logique. »

« J’ai changé de côté au dernier moment »

Après avoir égalisé sur un premier penalty, Léa Hatert a égalisé une seconde fois en transformant un coup franc. Avant, donc, de transformer un second coup de réparation à deux grosses minutes du terme. « En championnat, il m’arrivait d’en tirer ou de les laisser à Cassandra Léger, précise Léa Hatert.Là, avant le match, le coach nous a dit que nous devions nous arranger entre nous afin de voir qui le sentait le plus. Cassandra m’a laissé le ballon et j’ai pris mes responsabilités. Sur le second penalty, j’ai aussi repris le ballon, mais là, je ne cache pas qu’il s’est passé mal de choses dans ma tête. »

Il faut dire que Léa Hatert a eu le temps de la réflexion puisque Givry a décidé de changer de gardienne au moment de ce penalty. « Cela a été long, j’ai eu le temps de gamberger, glisse l’Attertoise. Au départ, je m’étais dit que j’allais tirer sur le côté gauche. Puis, avec le changement de gardienne, je me suis ravisée. Il me semblait plus simple de tirer côté ouvert. Cela donnait plus de sécurité. Le ballon est rentré, tant mieux. D’autant plus que vu le moment du match, nous savions que c’était sans doute le but de la victoire. »

Deuxièmes en championnat, après des gros play-off, les Attertoises feront partie des favorites en P1 l’an prochain. « Mais Givry s’est bien renforcé et Tintifontaine sera à surveiller, juge Léa Hatert.Maintenant, sur le papier, nous avons les capacités pour réaliser le doublé. Grimper en IP ? J’ai déjà évolué à ce niveau avec Sainte-Ode, mais là, avec les études, je n’ai pas toujours l’occasion de redescendre m’entraîner donc, la P1 me va très bien. »

Et le club de Nothomb lui convient parfaitement puisque celle qui termine sa deuxième saison chez les Mauves, en a profité pour rencontrer l’amour, en la personne de Jordan Godfurnon, joueur de l’équipe B.