Liège a douté en finale, après la perte de la deuxième manche à Lier, sur un gros score (94-72) ?
Non, pas spécialement. C’est la première fois qu’ils nous battaient en quatre matches. On est passé à côté. Lier avait plus d’envie et a joué avec plus d’intensité. Et dans le troisième quart-temps, quand ils ont fait le trou, ils ont vraiment été en réussite. Tout a roulé pour eux. On s’est réentraîné avant la belle et on s’est adapté.
En belle, Lier s’est encore bien accroché jusqu’au repos (50-47)…
Exactement. Mais on sentait qu’ils étaient un peu en surrégime en première mi-temps. Et qu’ils allaient lâcher à la reprise. Et c’est ce qui s’est passé.
Vous êtes l’homme du match (24 points, meilleur marqueur, 8/12 aux shoots, dont 3/4 à trois points) de cette belle ?
Oui, on peut dire cela. J’ai bien shooté et en plus, j’ai fait mon boulot en défense, en limitant Cuyvers (le meilleur marqueur du championnat) à 5/17 aux shoots. Je suis très content de ma belle. Avant cela, à la suite de mon arrêt (NDLR : blessure au genou), j’avais eu plus de mal à retrouver du rythme quand je suis revenu, en demi-finales.
Les Chestrolais vous ont félicité ?
Oui, j’ai reçu beaucoup de messages de gens de Neufchâteau. Et deux jours plus tard, j’ai été manger avec Hugo (Deneve), Stu (Sturam), Aaron (Harvey) et François (Hissette).
Neufchâteau meilleur que Lier ?
Neufchâteau, au complet, aurait pu éliminer Lier et défier Liège en finale, non ?
Oui, je pense que Neufchâteau au complet aurait battu Lier. L’avantage pour Lier, c’est son expérience des play-off et des matches serrés. C’est la quatrième fois en cinq ans que Lier était en finale. Mais je pense que Neufchâteau était meilleur que Lier et n’aurait absolument rien eu à perdre contre nous. Cela aurait été une belle finale. Et on l’aurait gagné aussi.
Cette première saison sous les couleurs de Comblain Liège a été une réussite totale ?
Oui. Personnellement, j’ai disputé une bonne saison. J’ai joué uniquement à l’aile et j’ai bien progressé à ce poste 3, offensivement et encore plus défensivement. Le staff et les gars sont super dans l’équipe. Et il y a le titre au bout, donc c’est parfait.
Pour monter en D1 nationale (BNXT League), il faut l’accord des dirigeants de la BNXT League. Où en est-on ?
Le club a déjà l’accord pour monter. La dernière condition, c’était d’être champion et on l’est, donc on a notre place en BNXT League la saison prochaine.
C’est le rêve, pour vous ?
Non, je ne dirais pas ça. C’est plutôt un aboutissement d’avoir progressé chaque année. Je me souviens d’avoir commencé avec mon frère Simon en P1, il y a neuf ans. L’équipe avait zéro victoire après onze matches, mais on s’est maintenu, et l’année suivante, on a été champion et on est monté en régionale. Et voilà que je vais me retrouver en D1.
Le club est prêt pour la montée ?
Oui. Les dirigeants ont fait tout ce qu’il fallait. Maintenant, il va falloir composer et renforcer l’équipe. On doit en discuter en cette fin de semaine. Je suppose que deux ou trois renforts étrangers vont intégrer l’équipe.
Marc Hawley assistant-coach
Et vous, vous êtes partant pour la BNXT League ?
Oui, c’est mon souhait. C’est pour cela que j’ai rejoint Comblain Liège en début de saison. C’était le projet. Maintenant, je dois trouver un accord avec les dirigeants.
Vous espérez devenir joueur professionnel dans quelques mois ?
Non. Ce n’est pas mon objectif. Cela fait presque deux ans qu’avec un collègue, on développe un cabinet de kiné au Grand-Duché et cela se passe bien. Ce serait dommage d’arrêter maintenant. L’avantage, c’est que je suis indépendant et que je peux adapter mes horaires par rapport au basket.
Les journées vont être encore plus longues en jouant en D1…
Oui. Les déplacements seront plus longs, il y aura plus d’entraînements, donc les journées seront encore plus chargées. C’est le revers de la médaille. Mais j’ai de la chance que ma compagne, Camie, comprenne la situation et me soutienne. C’est sûr qu’en étant joueur professionnel, les journées seraient plus simples à gérer. Mais cet équilibre, avec mon boulot, me convient mieux.
Vous comptez jouer autant en D1 qu’en D2 ?
J’aimerais bien, évidemment, mais je suis réaliste. Cela dépendra de la concurrence à mon poste et de mes performances sur le terrain. Ce qui est sûr, c’est que je continuerai de jouer à l’aile. Le coach Ludovic Humblet m’a mis à cette position cette année, il connaît mes qualités et cela s’est très bien passé. De plus, Marc Hawley, que j’ai eu pendant cinq ans comme coach à Neufchâteau, va intégrer le staff et devenir assistant-coach. Il me connaît très bien, lui aussi.
Le niveau de jeu, les adversaires, c’est encore autre chose que la TDM1. Quels secteurs de votre jeu comptez-vous travailler pour être performant en D1 ?
Je vais travailler mon shoot cet été, pour être encore plus régulier. On a prévu de s’entraîner à deux, avec mon équipier Olivier Troisfontaines. Lui, c’est un pur shooteur, qui a déjà disputé une bonne dizaine de saisons en D1. De plus, je compte aussi me préparer physiquement, avec du renforcement musculaire et des entraînements spécifiques.