La patience paie. C’est ce qu’a dû se dire la France fin avril, en apprenant qu’après plus de 10 ans de blocage, elle pourrait réaliser à terme plus de 800 millions d’euros d’économie par an. Un accord politique provisoire a été trouvé à Bruxelles sur la révision des règles de coordination des systèmes de sécurité sociale. Si le Parlement européen l’approuve définitivement en juillet, ce sera le pays d’emploi et non plus le pays de résidence qui devra prendre en charge l’indemnisation des frontaliers ayant perdu leur travail.
Une révolution
Une véritable révolution, surtout pour l’un des pays qui emploie le plus de travailleurs français frontaliers, à savoir le Luxembourg et ses 126 000 navetteurs hexagonaux. Jusqu’ici, il ne remboursait à son voisin que trois mois d’indemnités, tandis que France Travail pouvait verser jusqu’à dix-huit mois d’allocation aux frontaliers résidant en France. Demain, le principe sera inversé.
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