Puis subitement, la trentaine venue, tout s’est emballé pour ce Bertrigeois d’adoption : un titre en P2, une montée et un tour final en P1 et, depuis vendredi soir, un triomphe en Coupe de la province. « Incroyable, maintenant, je pense que je peux avoir ma photo dans le journal, sourit-il. Qu’est-ce que je peux encore espérer, désormais ? Vivre une nouvelle belle saison et laisser Libin en P1. Si j’avais deux ans de plus, j’arrêterais peut-être là-dessus. Mais je me sens encore bien donc je continue. »

En finale, Geoffrey Cavelier a livré une prestation fidèle à ses habitudes : sans coup d’éclat, mais surtout sans fausse note. Le Libinois n’est pas le plus grand technicien de la bande, mais il appartient à cette catégorie de joueurs lucides, qui connaissent leurs limites et ne se prennent pas pour ce qu’ils ne sont pas. Aligner un Geoffrey Cavelier, pour un coach, c’est l’assurance de voir un gars fiable, qui mouille le maillot et fait le boulot pendant 90… ou 120 minutes. Ce qu’il a pensé de cette finale ? « Pas facile, répond-il. Je ne pensais pas que Marloie B allait être si costaud. C’est une très belle équipe. »

Geoffrey Cavelier l’avoue, quand on possède un Axel Istace dans le but, on peut aborder une séance de tirs au but avec une certaine sérénité. « On perd néanmoins un peu de cette confiance quand on voit Hugo Nicolas sur la liste des tireurs, se marre le capi libinois, qui n’oublie pas les difficultés traversées par son équipe en début de saison. On a commencé le championnat par un 2 sur 21, mais le coach nous avait dit que la Coupe était pour nous. Il avait vu juste. On a sorti Assenois et Habay B, puis on a terminé le travail contre Marloie B. »

Ces quinze dernières années, Geoffrey Cavelier a bien songé à partir, une fois ou l’autre. Mais aujourd’hui, il en est convaincu : l’herbe n’aurait jamais été plus verte ailleurs qu’à Libin. Tout vient à point à qui sait attendre, comme on dit !