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Les élections sénatoriales 2026 auront lieu le dimanche 27 septembre 2026 en Tarn-et-Garonne. Au total, au moins neuf personnalités sont pressenties pour se présenter sur la ligne de départ, donc les deux sortants, François Bonhomme et Pierre-Antoine Lévi. L’ombre de Brigitte Barèges les menacent, tout comme la candidature d’Anne Ius ou du conseiller régional Rodolphe Portoles. Dernière surprise en date : la candidature du maire de Castelsarrasin, Jean-Philippe Bésiers, réélu de justesse dans son fauteuil de premier édile en mars.

Les élections sénatoriales seront animées en Tarn-et-Garonne en cette année 2026. Les grands électeurs du département, désignés par l’ensemble des 195 conseils municipaux du territoire vendredi 6 juin, sont en effet appelés aux urnes dimanche 27 septembre 2026 pour renouveler les deux sièges de la chambre haute du Parlement.

Les élections sénatoriales se déroulent le dimanche 27 septembre.

Les élections sénatoriales se déroulent le dimanche 27 septembre.
DDM ARCHIVES – MANU MASSIP

Les deux occupants actuels, Pierre-Antoine Lévi et François Bonhomme, sont évidemment candidats à leur propre succession. Le premier siège actuellement dans le groupe de l’Union centriste (UC) qui regroupe 60 parlementaires. Le second est apparenté au groupe Les Républicains et occupe l’un des 14 postes de secrétaire du Sénat.

L’épouvantail Brigitte Barèges

Leur première adversaire est une ancienne alliée : Brigitte Barèges. Mais l’ancienne maire de Montauban, qui a quitté le parti chiraquien pour rejoindre Éric Ciotti au sein de l’Union des droites pour la République au lendemain des législatives de 2024, est officiellement soutenue par le Rassemblement national (RN). Elle aura alors purgé son année d’inéligibilité, prononcée le 11 juillet 2025, pour des irrégularités durant sa campagne des législatives de 2024.

Anne Ius, conseillère départementale de la Lomagne, veut "représenter la France des territoires".

Anne Ius, conseillère départementale de la Lomagne, veut « représenter la France des territoires ».
DDM – MANU MASSIP

Autre candidate déclarée, Anne Ius. La conseillère départementale de la Lomagne l’a officialisé auprès de La Dépêche en présentant son projet pour le palais du Luxembourg, axé sur la défense des territoires ruraux. Elle s’était présentée pour un siège dans l’autre palais du Parlement, l’Assemblée, en 2024.

La gauche morcelée

À gauche, le Parti socialiste a choisi Gérard Craïs pour porter ses couleurs. Le maire d’Auty a l’expérience des campagnes, lui qui fut le suppléant de Valérie Rabault lorsque celle-ci fut élue à l’Assemblée nationale puis de Catherine Bourdoncle pour la législative partielle de 2025. M. Craïs est également président du Pôle d’équilibre territorial rural (PETR) Pays Midi-Quercy, élu en mai 2026.

Gérard Craïs, actuel maire d'Auty, est investi par le Parti socialiste pour les sénatoriales.

Gérard Craïs, actuel maire d’Auty, est investi par le Parti socialiste pour les sénatoriales.
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Encore un peu plus à gauche, Rodolphe Portoles se lance dans la course pour le Parti communiste. L’ancien directeur d’école dispose désormais d’un seul mandat : celui de conseiller régional au sein de la majorité de Carole Delga. Il a en effet décidé de ne pas se présenter sur une liste lors des municipales de 2026, alors qu’il faisait partie du conseil municipal de Montauban depuis deux mandats.

Rodolphe Portoles est candidat communiste pour les élections sénatoriales.

Rodolphe Portoles est candidat communiste pour les élections sénatoriales.
DDM – MANU MASSIP

Pas encore de candidat désigné pour LFI

Comme il y a six ans, Les Écologistes (ancien Europe écologie – Les Verts) seront représentés dans cette campagne. Et comme en 2020, Cécile Roblin est la candidate désignée. La secrétaire départementale du parti est membre du conseil municipal de la cité d’Ingres au sein de Vivre Montauban, le groupe mené par le socialiste Arnaud Hilion.

À l’extrême gauche, on voit mal La France insoumise être absente du scrutin. Elle qui avait soutenu Samir Chikhi, membre de Génération.s, lors de la législative partielle de 2025 puis lors des municipales de 2026. « Le nom du candidat est en cours de désignation », confirme un membre du mouvement.

La candidature surprise du maire de Castelsarrasin

Un dernier nom surprise a émergé ces derniers jours : celui de Jean-Philippe Bésiers. Le maire de Castelsarrasin, réélu in extremis en mars 2026 comme premier édile face au candidat du Rassemblement national, se verrait-il un destin parisien ?

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Selon les informations de La Dépêche, le conseiller départemental fera équipe avec Véronique Riols, troisième adjointe au maire de Monteils, comme suppléante. Il va organiser une conférence de presse pour l’officialiser dans les tout prochains jours.

Les candidats devront déposer leur dossier à la préfecture la semaine du lundi 7 au 11 septembre, avant de se lancer dans la campagne. L’élection en elle-même a lieu le 27 septembre avant une prise de fonction le 1er octobre 2026.