Déjà 86 000 € par an jusqu’en 2030
Face à ce constat, en partenariat avec la MGLux et le Centre académique et pédagogique de médecine générale de l’UNamur, la province et plus particulièrement le député provincial en charge de la Santé, Stephan De Mul, propose la création de pôles d’accueil pour les étudiants stagiaires en médecine générale.
Concrètement, la province propose aux Communes un soutien financier destiné à développer ces pôles d’accueil, soit 2 000 euros maximum par pôle d’accueil. « Un subside total de 86 000 euros est d’ores et déjà prévu de 2027 à 2030 », confirme Stephan De Mul. La demande d’octroi de ce subside pourra être renouvelée chaque année.
Ces pôles d’accueil devront permettre aux étudiants de bénéficier d’hébergements pouvant accueillir simultanément plusieurs stagiaires, de solutions facilitant les déplacements entre le logement et les cabinets médicaux et d’un accompagnement favorisant leur intégration dans la vie locale et la découverte du territoire. A noter les périodes de stage peuvent varier de 3 semaines à plusieurs mois selon l’université et l’année académique des étudiants. « Proposer le stage plus le logement, c’est enlever un frein majeur à l’idée d’un stage en province de Luxembourg. Et en plus nous offrons la possibilité d’une aventure collective puisque les stagiaires sont accueillis par groupes de trois minimum. »
Un stage incitatif à une future installation
Pour être recevable à la reconnaissance comme pôle d’accueil et à l’octroi du subside, la candidature devra permettre l’accueil d’au moins six étudiants par an, l’hébergement simultané de trois étudiants au minimum, un réseau suffisant de médecins accueillants et un temps de trajet vers les cabinets médicaux n’excédant pas le quart d’heure. La personne qui introduit la candidature sera également à même de présenter les services accessibles (infrastructures sportives, culturelles ou commerciales par exemple), mettra en place des actions qui favoriseront l’intégration du stagiaire dans la vie locale et associative ainsi que des initiatives favorisant la découverte du territoire et de ses habitants.
Aujourd’hui des pôles d’accueil sont opérationnels dans les communes de Bouillon, Virton et Arlon qui sont également partenaires du projet et interviennent au niveau logistique.
On sait également que d’autres communes sont sur le point de rejoindre le mouvement. « C’est un pari sur l’avenir, un investissement pour le futur de la médecine rurale et de la population. »