Eau et crème solaire

Pour tenir, l’hydratation devient une priorité absolue. « Même quand on n’a pas soif, il faut aller boire. Il faut se forcer parce que c’est important. On a vu récemment un jeune couvreur décéder en France après un épisode de forte chaleur. Ça rappelle qu’il ne faut jamais prendre ça à la légère. Personnellement, je bois principalement de l’eau, j’utilise de la crème solaire et j’essaie de me rafraîchir comme je peux. »

Travaillant seul, Vincent Aubert adapte son rythme sans… lever le pied. « Mais il faut aussi agir en bon père de famille et ne pas aller au-delà de ses limites. Avec l’expérience, on apprend à connaître son corps. Je pense qu’on sent quand on approche de la limite. Le matin, ça va encore. Après, forcément, on avance un peu moins vite. On doit descendre plus souvent pour boire et tous les matériaux sont plus chauds. Quand on soude ou qu’on travaille certains métaux, c’est encore plus éprouvant. »

Pour le couvreur bouillonnais, ces épisodes risquent de devenir plus fréquents. « Je pense que les années à venir seront pareilles, voire pires. Il faudra trouver des solutions, s’adapter. Si les températures montaient progressivement, ce serait plus facile. Parce qu’il n’y a pas que les couvreurs : beaucoup souffrent de ces chaleurs. Mais sur les toitures, on est parmi les premiers exposés. »