Risque d’engorgement
« A défaut, il existe un risque d’engorgement en particulier à Marche-en-Famenne où l’effectif, actuellement estimé à 2000 militaires, devrait doubler d’ici 2040 » prévient le député bourgmestre de Hotton Philippe Courard qui vient d’interpeller le ministre de la Défense, Théo Francken.
» À ce jour, nous ne disposons toujours pas d’une vision territorialisée et actualisée de l’offre de l’OCASC, regrette-t-il. L’enjeu dépasse la gestion patrimoniale. Il s’agit ici de garantir que la modernisation de la Défense s’accompagne d’une politique sociale à la hauteur des engagements de celles et ceux qui servent leur pays. »
Des moyens supplémentaires alloués
Philippe Courard rappelle que le ministère de la Défense a obtenu d’importants moyens supplémentaires et qu’une une partie de ceux‐ci doivent être destinés à améliorer les conditions de travail et de vie du personnel de la Défense, tout en portant une attention particulière aux objectifs climatiques et de durabilité, mais aussi à l’objectif d’intégration des quartiers militaires dans leur environnement et voisinage.
Dans ce contexte, il a demandé au ministre de la Défense s’il comptait élaborer un Plan d’action national pour l’OCASC et si des investissements étaient prévus en province de Luxembourg. « Les rénovations prévues dans la province s’élèvent à 690.000 euros en 2026, a répondu le ministre. Un programme de rénovation est également à l’étude pour la région d’Arlon afin de répondre aux besoins éventuels du futur bataillon binational belgo-luxembourgeois. Le département de la défense procède actuellement à la révision de son Master plan Logement, afin de l’aligner sur le nouveau Plan Quartiers. »
Cette réponse ne satisfait pas Philippe Courard. » Je nourris les plus grandes inquiétudes dès lors que la problématique de l’accueil de nouvelles familles de militaires ne semble pas préoccuper le ministre. Il n’apporte que quelques éléments de réponse, limités à la rénovation de quelques logements. Pas un mot sur la création de nouveaux logements ni sur le plan social de l’Ocasc. Pas plus sur la concertation avec les bourgmestres pour éviter la pression immobilière », conclut-il.