Principe de précaution
Selon les manifestants, cette mobilisation ne remet pas en cause la présomption d’innocence, qui constitue un principe fondamental de l’État de droit. En revanche, ils ont rappelé avec force qu’en matière de protection de l’enfance, le principe de précaution doit également être un principe fondamental.
« Lorsque des plaintes ont été déposées, que des témoignages continuent d’émerger, que la justice enquête, il est de la responsabilité des pouvoirs publics de tout mettre en œuvre pour protéger les enfants jusqu’à ce que la justice puisse établir les faits », poursuit Arnaud Gallais.
Confiance des parents
Selon la coordinatrice du centre Maryline Audrit, présente sur place, cette manifestation n’a aucun sens. » La personne concernée a fait un pas de côté en janvier : elle n’est plus présente sur le site quand des animations y sont organisées. Les familles qui nous confient les enfants nous font confiance : ils savent qu’une procédure a été mise en place pour garantir leur sécurité. Notre premier camp d’été, le camp roulotte en itinérance, accueille 100 participants. Entre 80 et 120 enfants sont inscrits à chaque stage estival. »
L’avocate du directeur, Karol Paye, rappelle que la demande de fermeture provisoire n’a aucun fondement légal. » La poursuite des activités de l’Ecole de Clerheid a été autorisée par la Fédération Wallonie Bruxelles moyennant le respect de conditions strictes. La personne concernée s’est retirée de l’équipe pendant la durée de l’enquête. Je ne comprends pas pourquoi cette manifestation a lieu maintenant, alors que les mesures sont claires depuis janvier, si ce n’est, peut-être, le début des activités estivales. »
La manifestation n’était pas autorisée
Le bourgmestre d’Erezée, Michel Jacquet, précise, pour sa part qu’il n’a reçu aucune demande de la part des manifestants. « Cette manifestation n’était pas autorisée et j’ai demandé à la police de se rendre sur place pour s’assurer qu’il n’y avait pas de débordement. L’action s’est déroulée dans le calme et, à ce stade il n’y aura pas de sanction. Si cela devrait se reproduire, des PV seraient dressés. La personne concernée bénéficie de la présomption d’innocence. Elle ne fait l’objet d’aucune condamnation. »