Le 11 juillet, les corps sans vie de trois adultes Français ont été retrouvés dans deux endroits distincts dans les environs de Pretoria, capitale de l’Afrique du Sud. Plus de deux semaines après les faits, deux suspects ont été interpellés au Luxembourg. La piste d’un guet-apens est privilégiée par les enquêteurs.

Dans un communiqué en date de ce mardi 28 juillet, le parquet de Coutances a fait savoir que deux individus ont été interpellés au Luxembourg dans le cadre d’une enquête diligentée par le ministère public à la suite du meurtre de trois Français en Afrique du Sud

Pour comprendre cette affaire, il faut remonter au 11 juillet 2026. Ce jour-là, les corps sans vie de trois adultes de nationalité française ont été découverts en deux endroits distincts dans les environs de Pretoria, capitale de l’Afrique du Sud. 

D’après le procureur de la République de Coutances Gauthier Poupeau, les Français tués étaient victimes de «multiples coups violents portés avec une arme contondante». Il s’agissait d’un couple vivant près d’Avranches, dans la Manche qui étaient arrivés le 10 juillet en compagnie de la fille mineure de la femme du couple et de sa grand-mère.

L’ex-mari de l’une des victimes parmi les interpellés

A la suite de ce triple meurtre, les autorités sud-africaines ont ouvert une enquête, permettant d’identifier un homme de 44 ans, «l’ex-mari de l’une des victimes et père de l’enfant, arrivé peu avant en Afrique du Sud», selon le magistrat français. 

Ce suspect avait regagné l’Europe en compagnie d’un membre de sa famille et de l’enfant dès le lendemain de la découverte des corps.

Cet homme ainsi que son complice présumé âgé de 71 ans ont été interpellés le 22 juillet au Luxembourg en vertu d’un mandat d’arrêt européen. La fille mineure a, quant à elle, été «mise en sécurité et rapatriée le jour-même en France». 

Incarcérés au Luxembourg, les deux mis en cause devraient être remis prochainement aux autorités françaises. Ils devront répondre d’assassinats, d’enlèvement ou séquestration de mineur de 15 ans commis en bande organisée et d’association de malfaiteurs.

Parallèlement aux arrestations effectuées au Luxembourg, «d’autres proches du principal suspect» ont été placés en garde à vue en France et mis en examen pour enlèvement ou séquestration d’un mineur en bande organisée et association de malfaiteurs. Deux d’entre eux ont été placés en détention provisoire, précise Gauthier Poupeau.

D’après les premiers éléments recueillis, les enquêteurs sud-africains et français s’orientent vers la piste d’un guet-apens, selon des sources proches de l’enquête citées samedi 1er août par France Inter.