Le Salmien a gardé ces premiers vinyles précieusement dans son armoire jusqu’au jour où, en 2000, à la brocante de Ville-du-Bois, il a acheté un tourne-disque portable. « Je n’y pensais plus, je ne savais pas que cela existait encore, poursuit-il. Cet achat m’a permis de réécouter la musique de ma jeunesse et, en même temps, a été l’élément déclencheur de ma passion pour les vinyles. »
Dans les brocantes de la région
Tout naturellement, Michel s’est mis à la recherche des albums des Beatles, principalement dans les brocantes de la région. « Aujourd’hui, je possède la collection complète d’Altaya, souffle-t-il avec fierté. J’apprécie particulièrement « Revolver », le septième album studio du groupe. Il marque le début de l’ère psychédélique. Le deuxième, « With the Beatles », paru en 1963, me plaît beaucoup également. Celui-là a été enregistré dans la foulée de la sortie du single « She Loves you » alors que les Beatles mania était en plein essor. »
Élargir son horizon musical
De fil en aiguille, le Salmien a élargi son horizon musical. « Quand je vais dans une brocante, je pars avec l’objectif de trouver un ou plusieurs vinyles : c’est un peu comme une chasse aux trésors. Je cherche des disques de Donna Summer, d’Abba, de Deep Purple ou encore de musique classique. Mes goûts musicaux sont à présent très éclectiques. »

Le Salmien possède la collection complète des vinyles des Beatles. ©N.L.
Avant que sa collection ne prenne de l’ampleur, le Salmien a commencé à classer ses trouvailles pour s’y retrouver. Une sage décision. « Les disques sont classés, par genre, à savoir rock, chanson française, pop music, disco soul funky, musique classique […], et par ordre alphabétique. Quand je cherche une musique qui a bercé ma jeunesse ou un beau morceau musical à côté duquel je suis passé quand j’étais adolescent, je le trouve rapidement. »
Parfois, une bonne surprise à la radio
Le Salmien, qui consacre un budget mensuel de 100 € à sa passion, accorde également beaucoup d’importance à la pochette. « Certaines, comme celle de Boney M, sont magnifiques. Je ne me lasse pas de les regarder et de les toucher. C’est un peu comme les versions numériques et papier d’un journal. Je préfère lire les articles dans un journal papier : je ne m’habitue pas à la lecture en ligne même si mon abonnement me le permet et facilite l’accès. »

Selon le Salmien, certaines pochettes, comme celle de Boney M, sont magnifiques. ©N.L.
À longueur de journée, Michel branche sa platine et se replonge dans le passé musical. « C’est vrai qu’il y a, dans ma démarche, un peu de nostalgie, mais pas seulement. Cela me met de bonne humeur : c’est un stimulant qui me permet de passer une bonne journée. Si, je le reconnais, je suis assez déçu de ce que j’entends à la radio, parfois, il y a une bonne surprise », conclut-il.