Lucienne Dell’Furia, directrice de la conservation départementale, et Pascale Bories, maire de Villeneuve, devant l’un des tableaux de l’exposition.

/ PHOTO J.M.C.

Rive droite, face à Avignon, Villeneuve-lez-Avignon a su, au fil des siècles, captiver le regard des artistes. Peintres de renom ou talents locaux, tous ont été séduits par ses ruelles pavées, ses monuments chargés d’histoire, baignés dans la lumière du midi. Après une année consacrée à l’art brut, la Conservation départementale du Gard a ainsi souhaité mettre à l’honneur le paysage.

Longtemps considéré comme mineur dans la hiérarchie stricte des genres picturaux, au sommet de laquelle trônait la peinture d’histoire devant le portrait et la scène, le paysage va acquérir une pleine reconnaissance à la fin du XIXe siècle. Avec l’exposition « Vues et monuments emblématiques », le musée Pierre-de-Luxembourg donne à voir cette lente évolution en prenant appui sur les principaux monuments.

Un parcours à travers le temps et l’espace

Alors que dans Le Couronnement de la Vierge d’Enguerrand Quarton, œuvre majeure du musée, la ville n’apparaît qu’en arrière-plan, elle accédera peu à peu au rang de sujet pictural principal et non plus de simple décor. Il faudra cependant attendre le début du XXe siècle pour que les peintres français multiplient les représentations de la Collégiale, la Chartreuse, la tour Philippe le Bel et le fort Saint-André.

Sur trois étages, l’exposition propose un parcours à travers le temps et l’espace. Monuments patrimoniaux, panoramas, jardins secrets et placettes publiques, plaines et collines, rues animées, les toiles, dont certaines ont été prêtées par des collectionneurs privés et des musées, racontent une ville, mais aussi une époque et rendent hommage aux grands maîtres tels Pierre Mignard ou William Marlow et aux artistes moins connus qui ont su saisir l’âme authentique de la cité.

« Vues et monuments emblématiques » visible jusqu’au 30 décembre au musée Pierre-de-Luxembourg.