Quatre retours

Si Libramont a perdu plusieurs joueurs chevronnés, il a rapatrié quelques jeunes éléments qui connaissent bien la maison: Roemans, Mendoza, Gillet et Theis ont déjà porté le maillot mauve et ils savent donc où ils mettent les pieds. Qui plus est, ce ne sont plus des bizuts à ce niveau: ils connaissent la D3. « Il faut recréer des automatismes, note Jonathan Schinckus. Il faudra attendre une petite dizaine de matchs pour voir où on se situe réellement. Nous avons vu en Coupe de Belgique contre Elsaute (0-3)que nous n’étions pas encore tout à fait au point, mais cette équipe a écarté une D2 (Hasselt) au tour suivant, la preuve qu’elle est costaude. De notre côté, nous montons en puissance au fil des jours. »

Arrivé en janvier pour prendre le relais de Sébastien Ricci, le technicien Laurent Billard s’est entouré d’un nouveau staff, avec l’ex-T1 de Bouillon Christophe Szwed comme adjoint et Thibault Corniquet pour assurer la préparation physique en lieu et place de Philip Lejeune. « Personnellement, je suis très content de l’approche du coach, tant sur le plan tactique qu’humain, dit Jonathan Schinckus. On a l’impression que le nouveau staff est déjà en place depuis de longs mois. Le coach aime travailler avec des jeunes qui sont généreux dans l’effort et je pense que le groupe correspond à cette philosophie. » Avec un changement de taille: les Mauves s’entraîneront trois fois par semaine toute la saison, une cadence assez rare à ce niveau en province de Luxembourg.

Un gardien n°1 de 18 ans

Puisque Jonathan Schinckus parle des « jeunes », difficile de ne pas aborder le poste de gardien. Adrian Murcia, 35 ans, capitaine la saison dernière et considéré par certains comme l’un des meilleurs gardiens de l’histoire du club, cède sa place au tout jeune Evan Léonard, 18 ans à peine. En concurrence avec Romain Lambert, arrivé de Vaux-Noville, aura-t-il les épaules assez larges pour assumer si jeune le statut de n°1 en D3 ? Jonathan Schinckus n’en doute pas. « Adrian est un super gardien et je sais qu’on aura du mal à marquer contre Mormont, sourit-il. Mais Thiebault Bartholomé avait sensiblement le même âge qu’Evan lorsqu’il a fait ses débuts à Givry en D2, et il est aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs gardiens de D1 (FFA).Il a fait des flingues, bien sûr, et Evan en fera également. Mais c’est comme cela qu’on apprend. Si on n’offre pas la possibilité aux jeunes de se faire les dents, ils ne peuvent pas progresser. Je suis d’autant plus confiant qu’il sera parfaitement écolé, avec l’arrivée comme entraîneur des gardiens de Fabian Hamel, qui est une référence dans la province. » Pour l’anecdote, ce dernier voit dans son nouveau poulain certains traits d’un certain Gérald Brolet.

Plus que le départ d’Adrian Murcia, c’est celui de Martin Delwiche qui turlupine Jonathan Schinckus. « Il était au club depuis 2019, on peut comprendre qu’il ait eu envie de voir autre chose, dit-il. C’est un joueur très complet qui aurait eu sa place en D2 dans le Givry que j’ai connu. Difficile de remplacer un gars pareil. »

Copette, le gros coup

Heureusement pour les Mauves, ils ont enfin réussi à mettre le grappin sur Nathan Copette, ex-Soulier d’or dont on ne compte plus le nombre d’apparitions dans les divisions nationales. « Libramont ne pouvait rêver d’un meilleur renfort, se réjouit Jonathan Schinckus, qui l’a déjà côtoyé à Givry et à Arlon. Des gars comme lui, un club comme Libramont peut en recruter un par an, pas cinq ou six. Sa lucidité et sa capacité à jouer dos au but nous feront beaucoup de bien. Son expérience aussi. Il parle beaucoup avec les jeunes. »

À l’image d’un Jonathan Schinckus qui hérite cette saison du brassard de capitaine. Ce qui ne change pas grand-chose: il n’a pas attendu de le porter pour diriger la manœuvre, que ce soit sur le terrain ou en dehors.

Parmi les jeunes, un Noah Bourgeois, 22 ans, est appelé à prendre du galon. « C’est à lui que je donnais le brassard quand je quittais le terrain durant la préparation, note Jonathan Schinckus. Il a le potentiel pour aller plus haut et une excellente mentalité. À 22 ans, il est déjà l’un des meilleurs défenseurs de la série. »

Treizième en 2025, dixième en 2026, Libramont poursuivra-t-il sa progression ? Avec un seul descendant direct dans la série, le maintien semble largement à sa portée. Pour tenter de faire mieux, le coach des Mauves a décidé d’appliquer la méthode Sarkozy: travailler plus pour gagner plus.

Thomas Guillaume repart

À peine rentré d’Helsinki, Thomas Guillaume s’apprête déjà à repartir à l’étranger dans le cadre des études. Il passera les prochains mois à Barcelone.

Fries à la barre

Un nouveau coach a pris les rênes de l’équipe B en la personne de Jonathan Fries, qui succède à Noël Jacques.

Carte d’identité de LibramontLE NOYAU DE LIBRAMONT

Gardiens : Evan Leonard, Romain Lambert.

Défenseurs : Steven Monard, Noah Bourgeois, Bastian Nemery, Corentin Gillet, Célien Chaidron, Noah Theis, Louis Culot, Thomas Guillaume, Ruben Sousa, Célestin Gillet.

Médians : Lenny Roemans, Elliot Lhoas, Ronan Philippe, Luca Romnée, Théo Legrand, Romain Lahure, Tiané Mendoza, Antoine Destrée, Antoine Thilmant, Kylian Jacques.

Attaquants : Jonathan Schinckus, Emeka Okoroafor, Nathan Copette, Théo Cardoso.

LE STAFF DE LIBRAMONT

Laurent Billard (T1), Christophe Szwed (T2), Fabian Hamel (TK), Thibault Corniquet (préparateur physique), Philippe Moreau (délégué)

LE TIERCÉ DU COACH

1. Elsaute; 2. Verlaine; 3. Waremme

MEILLEUR TRANSFERT

Nathan Copette. À 36 ans, après sept saisons à Habay, il relève un nouveau et dernier challenge en nationale. Le métier de l’ancien Soulier d’or ne sera pas de trop dans ce noyau qui compte énormément de jeunes joueurs.

PLUS GRANDE PERTE

Martin Delwiche et Adrian Murcia. Titulaire indiscutable, capable de jouer à tous les postes offensifs, Martin Delwiche faisait partie de ces joueurs qu’on inscrits parmi les premiers sur la feuille de match. Humble, travailleur et footballeur très complet, il était à sa place en D3, d’autant plus qu’il était dans la fleur de l’âge. Dans un tout autre registre, Adrian Murcia risque de laisser un vide difficile à combler entre les perches. L’Espagnol était assurément l’un des meilleurs gardiens de la série. L’un de ceux qui rassurent toute une défense et font gagner des points à leur équipe.