2 régionaux Il ne reste que deux joueurs originaires de la province de Luxembourg au sein de l’effectif actuel, Maxime Guillaume et le jeune Yanis Lentini. On en comptait une dizaine lorsque Virton est monté en 2001, une douzaine en 2013 et sept en 2019. On en dénombrait encore six la saison dernière. Même si son effectif est réduit, l’Excelsior est le club qui compte le plus de joueurs étrangers dans son noyau A (17), juste devant Seraing, Maasmechelen et Eupen (16). Hasselt est celui qui en compte le moins (2).
24 ans de moyenne L’effectif n’est ni excessivement jeune ni trop âgé. La moyenne d’âge approche des 24 ans. Les plus chevronnés sont Aliou Dembélé (38) et Teddy Mézague (36), les plus jeunes Yanis Lentini (19) et Hugo Lambotte (20).
2 habitués Seuls deux éléments du noyau ont déjà évolué en Challenger Pro League auparavant: Maxime Guillaume (avec Virton) et William Simba (avec Maasmechelen). Mais ils sont plusieurs autres, comme Mézague, Hachem, Valerio, Dembélé ou encore Tchaptchet, à avoir déjà joué à des niveaux équivalents, voire supérieurs.
3 buts en 49 minutes Lors de la journée inaugurale, face au Lierse, Virton a inscrit trois buts en 49 minutes (soit un but toutes les 16 minutes), tout en gardant ses filets inviolés. Alors qu’en période de préparation, les Virtonais n’avaient secoué les filets que dix fois en 810 minutes (un but toutes les 81 minutes) et ils avaient concédé 14 goals. On n’en tirera aucune conclusion. Elles seraient trop hâtives. Est-ce l’indigence offensive du Lierse qui a permis à l’Excelsior de ne pas concéder d’occasion ? Ou plutôt l’organisation défensive des Verts ? Abdelsamad Hachem, triple buteur samedi, sera-t-il l’arme fatale des Gaumais cette saison ? Des questions auxquelles il est encore trop tôt pour répondre.
2 La plus petite valeur marchande Malgré son net succès face aux Lierrois, Virton est considéré comme le Petit Poucet de la série. Selon Transfermarkt, le noyau virtonais est celui qui, avec Hasselt, l’autre promu, affiche la plus petite valeur marchande de D1 B (un peu moins de deux millions). Soit six fois moins que celui d’Eupen dont la valeur totale est estimée à 12 millions. Suivent le Beerschot (8,8), Dender (8,5) et l’équipe B d’Anderlecht (7,5).
Le noyau
Gardiens : Nicolas Closset, Celestin De Schrevel, Aladin Bizimana.
Défenseurs : Ehsan Kari, Valentin Sanson, Teddy Mezague, Junior Ntenda, William Simba, Steeven Assengue, Allan Tchaptchet, Hugo Lambotte.
Médians : Paul Wade, Antoine Valerio, Yanis Lentini, Yassine Ben Hamed ; Gaetan Arib, Alliou Dembele, Ihab Goudani, Maxime Guillaume, Adama Diop
Attaquants : Marks Inchaud, Tyrone Tormin, Noah Bailen, Luca Maiorano, Abdelsamad Hachem, Nathan Fernandes.
Le staff
Drazen Brncic (entraîneur)
David Zitelli (entraîneur-adjoint)
Nicolas De Matos (préparateur physique)
Nicolas Narsoo (analyste vidéo)
Olivier Werner (entraîneur des gardiens)
Alois Reichert, Benoît Reichert (kiné)
Beerschot, Patro et Eupen en favoris
Les mêmes aux avant-postes ? Avec Beveren, Courtrai et Lommel, tous trois promus en D1 A, le Beerschot, le FC Liège, le Patro Maasmechelen et l’AS Eupen constituaient le Top 7 de Challenger Pro League au terme de la défunte campagne. Retrouvera-t-on ces quatre équipes pour faire la course en tête cette fois ? C’est fort probable, au moins pour trois d’entre elles, régulièrement citées comme les favorites.
Le Beerschot, qui a recruté Jelle Vossen, meilleur buteur de cette division il y a deux ans avec Zulte-Waregem, s’est donné les moyens de ses ambitions. Et l’équipe anversoise, avec ses ex-Virtonais Edisson Jordanov et Glenn Claes, a déjà marqué les esprits en disposant nettement de l’équipe B de Gand lors de la journée initiale (4-0).
Net succès aussi pour l’AS Eupen de Felice Mazzu, qui a battu Genk B, coaché par Igor De Camargo (4-1). Le club germanophone, désormais propriété de Qatar Sport Investments, peut compter sur quelques pépites recrutées aux Pays-Bas ou au Portugal et dispose du budget nécessaire pour assouvir ses ambitions.
Quant au Patro Maasmechelen, et son coach Stijn Stijnen, ils alignent, dans la ligne médiane, un trio qui pourrait faire des jaloux à l’échelon supérieur : l’ex-Diable Radja Nainggolan, Stef Peeters et Louis Verstraete comptent en effet à eux trois plus de 800 matches parmi l’élite.
Quatrième la saison passée, le FC Liège veut poursuivre sa progression, mais il a raté son entrée en matière lundi soir, contre les Francs Borains (1-2). Deux erreurs de l’ex-Virtonais N’Jo ont précipité la défaite d’une équipe où Valentin Guillaume était titulaire.
Les Hennuyers, eux, entraînés par Yves Vanderhaeghe, aspirent à une saison calme. Dorian Dessoleil et ses équipiers ne veulent plus rester dans les eaux troubles du tableau comme la saison passée. C’est aussi l’objectif de Seraing qui n’a cependant pas laissé une impression très favorable lors de sa rencontre initiale perdue face à un Sporting Lokeren qui est apparu plutôt consistant, même s’il est sous le coup depuis quelques mois d’une interdiction de transferts.
Dries Mertens à Hasselt
Néo-promu comme Virton, Hasselt, où Dries Mertens s’est ajouté à la liste des actionnaires, tient aussi à vivre une campagne éloignée de la zone dangereuse, mais ils sont plusieurs à penser que les Limbourgeois pourraient être la bonne surprise de la saison. Leur succès initial face au Dender de Manu Mballa (1-0) a peut-être servi à donner une indication en ce sens. Les descendants de D1 A, qui veulent remonter, pouvaient certes pester après l’annulation d’un but égalisateur, mais ce premier résultat officiel confirme qu’ils n’ont pas encore trouvé la bonne carburation. Du Lierse, on a déjà eu un premier aperçu samedi, à Virton. Il est clair que cette équipe devra montrer tout autre chose si elle veut se rapprocher des candidats aux play-off (places 2 à 5) comme elle le souhaite.
Quant aux équipes B (Anderlecht, Gand, Genk, Bruges), si leur objectif principal reste de préparer leurs meilleurs jeunes à un passage vers le noyau A, elles devront cette fois composer avec le spectre de la relégation si elles traînent comme la saison dernière dans la seconde partie du tableau. Un premier constat : les trois équipes en lice (Bruges était bye) se sont inclinées lors de la première journée.