Sur un des lieux, les enquêteurs ont retrouvé des traces de sang. L’ADN a parlé, désignant Arlem Nikia, 25 ans, sans domicile connu en Belgique, comme l’auteur du vol. De fil en aiguille, tous les vols ressemblants ont été répertoriés. Devant l’évidence, le voleur a fini par avouer : sa téléphonie a permis d’identifier ses complices et le bornage a confirmé sa présence sur les lieux des différents vols, le jour où la plainte a été déposée. Arlem Nikia est actuellement incarcéré en détention préventive à la prison de Namur, aussi pour y purger des condamnations de 14 et 10 mois de prison pour des vols dans d’autres régions du pays. Il est également poursuivi pour des violences graves et des outrages sur les policiers lors de son interpellation. Un des agents a subi une longue incapacité de travail.
Une dangereuse persévérance
Le jugement du Tribunal est sans appel. « Les faits que notre Tribunal est amené à juger et ceux qui ont fait l’objet de la cour d’appel de Liège procèdent de la même intention délictueuse, précise les attendus. Il y a une dangereuse persévérance dans une délinquance spécifique. »
Arlem Nikia écope de 4 ans de prison et de 4 000 € d’amende. Il prend deux ans supplémentaires et 2 000 € pour les violences envers les policiers. Franc Toska, 26 ans de Le-Ban-Saint-Martin (Moselle – France) et Vladimir Serraj, 29 ans, sans domicile connu, sont condamnés chacun à trois ans de prison et respectivement à 3 000 et 2 000 € d’amende.