La rentrée risque de relancer ce qui est devenu une partie de poker entre le dossier du CHU UCL Namur, avec notamment son projet d’hôpital en terres cinaciennes, et celui de Vivalia 2030, s’appuyant sur l’hôpital de Marche.

Pour anticiper de nouvelles annonces du CHU UCL Namur

Le dossier se ravive en coulisses. La directrice du CHU UCL Namur Sandra Giunta semble avancer confiante et déterminée sur son dossier de réorganisation des trois hôpitaux, avec une localisation quasi actée pour le déménagement de Mont-Godinne. C’est en tout cas le sentiment de la ministre, pressentant une annonce de rentrée sans doute qui pourrait déstabiliser la bonne dynamique installée dans le projet Vivalia.

La ministre marchoise tient à anticiper. D’où ses rencontres, durant ces dernières semaines, avec plusieurs experts qui l’ont rassurée sur la place de Vivalia 2030, son bi-site et ses proxicliniques dans le futur paysage hospitalier.

« La directrice Sandra Giunta est dans une dynamique de marketing pour ce projet d’un déménagement de l’hôpital de Mont-Godinne en terres cinaciennes, explique la ministre Lescrenier. Son assurance m’a interpellée, d’où mes rencontres avec les experts du gouvernement. Et j’en ressors très rassurée. »

Pourquoi l’hôpital de Marche doit être serein

Valérie Lescrenier énumère les raisons qui la rassurent quant à l’avenir de Vivalia et, partant, de l’hôpital de Marche.

« Premièrement, que le nouvel hôpital de Ciney soit de type universitaire n’est pour l’instant qu’une hypothèse, pense-t-elle. La province de Namur n’en possède pas à ce jour, même si Mont-Godinne abrite des lits universitaires. »

Deuxièmement, une fois l’effet d’annonce de ce déménagement passé, sa mise en œuvre est très loin d’être réalisée. « Une grosse majorité des médecins concernés semblent opposés au projet. », affirme la ministre.

Troisièmement, les experts, sur base de la densité de population, ont affirmé à la ministre qu’un bi-site pour le Luxembourg n’est pas du confort et que ce modèle doit rester en place. C’est un argument très fort.

« Ce serait inconcevable de laisser le nouvel hôpital remplaçant Mont-Godinne s’installer sans prendre en considération un projet Vivalia 2030 qui a douze ans d’avance », disent-ils.

« Personne ne remettra en cause nos avancées »

La ministre sort confiante de la dernière Conférence interministérielle:

« Les éléments positifs par rapport aux hôpitaux en ruralité, en termes de lits, d’accouchements sont nombreux. Les deux gouvernements, wallon et fédération, vont devoir aller plus loin dans les garanties données à certaines zones rurales, dont le Luxembourg. »

L’objectif de la ministre est limpide. Elle ne s’en cache d’ailleurs pas:

« Je veux éviter un effet de panique si dans quinze jours, Ciney concrétise l’acquisition d’un terrain par exemple et y va d’un nouvel effet d’annonce. Parce que non, Ciney ne va pas retourner la soupe sur la tête de Vivalia. Les experts et les gouvernements ne vont pas remettre en question la validation des 800 millions dans le projet global s’il n’existe pas de garanties futures.

Si le projet de Ciney se fait un jour, il devra prendre en considération tout ce qui existe déjà et la dynamique « Vivalia » pour laquelle la Wallonie a accordé son autorisation. Détricoter ce qui a été monté serait un non-sens absolu. Personne ne remettra en cause nos avancées.

Je peux dire que les gouvernements prendront ces précisions des experts en compte et j’y veillerai. Ce ne sont pas des annonces à venir sur le projet du CHU UCL Namur qui vont déstructurer le projet et mettre à mal les garanties qu’on peut offrir à nos médecins et la motivation de notre personnel et à l’attractivité de notre site. »