Parmi les annonces du jour, la SNCB a annoncé un renforcement de l’offre de trains depuis Marbehan avec un second train par heure de pointe le matin et soir, et ce, à partir de décembre 2026. Pour la SNCB, c’est la réponse pour décharger au mieux la E411.

Un an après une première rencontre, la SNCB reste sur ses rails et privilégie l’option d’un P + R à Habay. Si déjà quelques 35 places de parking sont là, les travaux pour la première phase de 71 places derrière la gare vont commencer cette année.

Dans un second temps, on augmentera de 129 place de parking. L’entreprise justifie cette réponse par une étude qui invite à privilégier cette option avec un accès facile à l’autoroute plutôt que Viville.

Parmi d’autres aménagements, le rehaussement du quai un de la gare de Marbehan en décembre 2026, l’accessibilité PMR de la gare d’Arlon mais surtout un second couloir sous voies avec ascenseurs pour 4,7 millions d’euros, début des travaux fin 2028.

Infrabel a également fait le point sur les travaux en cours sur l’axe 3. Dès 2028, on annonce un gain de temps de 20 minutes sur la ligne pour les IC rapides.

Toujours rien pour Viville

Par contre, celui qui espérait des avancées pour le futur des anciens ateliers de Viville, on a bien senti que le dossier restait très « touchy ».

Il aura vraiment fallu attendre une question de l’échevin attertois Bottendorff pour que le sujet soit évoqué. Le ministre a promis une réunion en septembre.

Dans la salle, les élus arlonais auront été très dubitatifs quand un cadre de la SNCB a évoqué la problématique du parking d’Arlon.

Selon la SNCB, grâce à un travail pro-actif, la liste d’attente ne serait plus que 70 places contre 382 en juillet 2025. 92 abonnés ont obtenu une place tant attendue.

Quant au mayeur Magnus, il l’a joué consensuel, en tout cas en public, comptant bien voir une avancée à Viville fin septembre au cabinet du ministre.

Yuriko Backes, ministre luxembourgeoise de la mobilité : « Je ne me mêle pas des histoires belges ! »sncbsncbLa ministre luxembourgeoise de la mobilité Yuriko Backes était à Arlon jeudi pour rencontre son homologue belge. ©EDA

Yuriko Backes, vous êtes la ministre luxembourgeoise de la mobilité, votre impression à la sortie de cette réunion mobilité ?

C’est très important de se voir, d’aller sur place. On avance par des mesures concrètes dans l’intérêt des citoyens.

Ce que vous avez vu à Viville, vous en pensez quoi ?

Je ne veux pas me mêler des histoires belges, c’est important d’amener les gens à prendre le train, de sortir de l’autoroute. Si on a de bons P + R que ce soit à Habay, à Viville, je crois qu’on peut faciliter la vie des frontaliers.

Il se chuchote que vous ne compreniez pas trop qu’on laisse tomber en Belgique ce site de Viville qui se délabre ?

On doit investir des deux côtés de la frontière. Du côté belge, c’est au gouvernement avec la SNCB, les autres acteurs de voir où cela fait du sens.

Par le passé, on a dit que le Luxembourg était prêt à investir en Belgique ?

Non, je crois qu’on a les accords de Martelange comme cadre. Pour le reste, nous, on investit lourdement côté luxembourgeois, aussi dans l’intérêt des frontaliers belges.

Crucke monte dans le train arlonais ?

La méthode Crucke va-t-elle payer ? Avec sa gouaille, le ministre Engagés semblait heureux d’avoir pris le train et de descendre en Luxembourg. Blaguant autour de l’Orval, s’excusant d’avoir oublié d’inviter certains bourgmestres de Gaume comme lui aurait rappelé la bourgmestre de Florenville.

Concernant le site de Viville, il voit dans ce lieu une solution de mobilité. « Mais aussi économique, industrielle et même sociale. Mais ne brusquons pas les étapes ! », dit-il. Il a rappelé qu’il pouvait être têtu !

Pas d’annonce fracassante pour Viville donc. Et on sait que par le passé les tensions ont été vives entre la SNCB et laVille d’Arlon qui voit ce dossier pourrir. Les bâtiments tombent en ruines, or la Ville a des projets dans la zone. Et ce ne sont pas les dix places de parking créées par la SNCB récemment qui vont changer leur détermination. La Ville pourrait avoir dans le chef du ministre un allié. Sûr que Magnus n’aura pas manqué de souligner l’évolution dans le futur de sa population.

La journée de ce jeudi aura au moins permis de mettre les acteurs autour de la table. SNCB, Infrabel, Ville, les deux ministres… et même l’annonce de se revoir fin septembre.

Quant à la ministre luxembourgeoise, si elle se garde bien d’intervenir dans un dossier étranger, il se chuchote qu’elle semble soutenir l’initiative arlonaise.

Notons encore que le Virtonais Michel Mullens, l’Aubangeois François Kinard auront aussi fait du lobbying pour la ligne Sud-Luxembourg et en particulier pour la gare de Virton.