Votre excellent premier quart-temps (28-11) a lancé l’équipe ?

Oui, je pense. On est motivé, on a envie de jouer, on est prêt. À domicile, généralement, on commence très bien et on surfe ensuite sur ce bon début tout au long de la rencontre. Là, on a aussi très bien shooté et très bien défendu.

Et cette fois, le banc a beaucoup contribué ?

C’est sûr, oui. Enfin, le banc, cela ne veut pas dire grand-chose. Dans notre équipe, il n’y a pas vraiment de banc. Des pions majeurs de l’équipe ne commencent pas le match.

D’un point de vue personnel, vous avez disputé l’un de vos meilleurs matches de l’année. Votre avis ?

Je ne sais pas. Je trouve que je reste assez constant dans mes prestations. Je ne dispute jamais de grand match, ni de trop mauvais. Je pense que j’ai plus apporté à d’autres matches, j’ai déjà été plus solide défensivement. Là, j’ai réussi deux tirs sur deux, ça me va. Disons que j’ai joué un match correct, mais qu’il y a moyen de faire mieux.

« Un petit goût de trop peu »

Vous êtes satisfait de cette saison ?

C’est un petit satisfait. Dans le sens, où je suis dans l’ensemble assez content, oui. Mais j’ai un petit goût de trop peu par rapport à ce que je peux amener à l’équipe. Je pense que je pourrais apporter plus offensivement. Je ne suis pas dans l’optique de marquer 15 points par match, mais je pourrais apporter différemment, comme lancer certaines actions, prendre davantage de responsabilités dans l’organisation offensive, être un patron offensif, sans forcément prendre l’initiative de marquer moi-même.

Six victoires d’affilée, sept en huit matches depuis la reprise en janvier. Vous auriez imaginé cela ?

Nos trois défaites à la fin du premier tour (contre Liège, Woluwé et Waregem) n’étaient pas catastrophiques. Et la trêve est arrivée au bon moment. Cela a été une bonne pause dans cette saison très chargée et cela a vraiment fait du bien. Mais je ne m’attendais pas à ce que l’on gagne aussi franchement, surtout contre des équipes du haut de tableau et des concurrents directs.

Où s’arrêtera ce Neufchâteau ?

On va continuer de jouer match après match et on verra où cela nous mène.

La troisième place est-elle devenue un objectif ?

Pas forcément un objectif en tant que tel. Mais évidemment, si on peut l’atteindre, on essayera et ce serait bien, pour l’honneur et pour le moral. Ce qui compte, surtout, ce sont les play-off et de bien jouer à ce moment-là. Entre la 3e et la 4e place, il n’y a pas une grande différence. On affronte le 5e ou le 6e et ce seront des équipes de niveau équivalent.

Vous serez toujours dans l’équipe la saison prochaine ?

Oui, je souhaite rester et je l’ai confirmé au club.

« Pas de doute »

L’arrivée d’Arnaud Chalon va amener de la concurrence en plus au poste de meneur. Qu’en pensez-vous ?

Je pense surtout qu’au vu de la saison d’Arnaud en R1, il va amener une plus-value à l’équipe. C’est un joueur que je connais très bien, c’est un ami, et on a déjà joué ensemble à Libramont. La concurrence personnelle, poste par poste, ce n’est pas à cela que je pense en premier. Et de toute façon, chez nous, il n’y a pas vraiment de meneur attitré, tous les petits peuvent monter la balle ou engager une action. De plus, une concurrence saine dans un groupe, c’est toujours positif.

Un mot également sur les arrivées de Simon Lamy et Mathys Van Hamme, de l’équipe B ?

Je les connais très bien. D’autant plus que j’ai été l’assistant-coach (de Nicolas Sturam) de l’équipe B pendant les play-off la saison dernière. Je n’en pense que du bien. Ils montrent tous les deux qu’ils ont les capacités pour jouer en équipe A. Et former et développer des joueurs en équipe B et les faire ensuite monter en équipe A, cela a évidemment du sens.

Vous êtes confiant pour l’équipe la saison prochaine, malgré les cinq départs annoncés ?

Je n’ai pas de doute sur la construction d’une équipe compétitive. C’est vrai qu’en général, il y a un ou deux départs par an, alors que là, il y en a cinq, plus le coach. J’espère juste que le temps d’adaptation, à la suite d’un changement aussi conséquent, ne sera pas trop long.