Fin de partie pour les braqueurs parisiens transfrontaliers. Deux hommes, âgés de 34 ans, ont été interpellés à Paris le 13 janvier 2026 par les enquêteurs de la brigade de répression du banditisme (BRB 75). Ils ont été incarcérés en attendant d’être extradés devant la justice luxembourgeoise qui les réclame dans le cadre d’un mandat d’arrêt.
L’affaire commence le 27 octobre 2025 vers 19h30 du côté d’Eschweiler (Luxembourg) quand trois hommes s’introduisent dans la maison d’un couple, âgé de 67 et 69 ans, en se faisant passer pour des livreurs. « L’homme devant la porte était habillé en costume DHL et tenait un bouquet de fleurs dans les bras », explique une source proche de l’affaire. Ils menacent les victimes avec un pistolet. L’un d’eux porte même un coup de couteau au monsieur, avant d’exiger qu’on leur remette une somme de 300 000 euros. Le couple est ligoté et les voleurs prennent la fuite, emportant 9 000 euros, une montre et deux cartes de crédit.
Tous les indices mènent à Paris
Les premières investigations permettent d’identifier la voiture des bandits et le fleuriste où ils ont acheté leur bouquet. La voiture a été flashée sur le chemin du retour. Les fonctionnaires ont effectué un travail sur la téléphonie autour de ce point avant d’isoler une ligne susceptible d’être celle d’un bandit et dont le physique correspond bien à la photo du radar. Il s’agit d’un certain Roland B. qui vit dans le XIIe arrondissement de la capitale. Une seconde auto et un deuxième suspect, Ibrahim D., qui vit dans le quartier des Batignolles (XVIIe), sont identifiés. Les policiers français les placent sous surveillance et retrouvent leur voiture cachée dans des parkings souterrains.
Il y a quinze jours, les forces de l’ordre interpellent les suspects. Elles mènent des perquisitions à leurs domiciles et découvrent tout l’attirail du parfait malfaiteur : une balise de géolocalisation, des liens en plastique, plusieurs outils pour forcer les serrures et une arme factice. Les deux hommes n’ont pas été interrogés par les policiers français. Ils s’expliqueront sur le fond devant le juge au Luxembourg.