Filmée à son insu
Le trio s’est retrouvé dans un kot situé à Liège. Alors que l’un avait entamé une relation sexuelle avec la jeune fille, l’autre a filmé les ébats sans que la demoiselle ne soit au courant.
Alors qu’elle ne voyait pas ce qu’il se tramait, il l’aurait violée à l’aide d’une gourde. La victime a crié de douleur et l’intéressé se serait arrêté dans son geste. Ce qui ne l’a pas empêché d’aller ensuite se vanter des faits et de montrer à plusieurs personnes les vidéos qu’il avait tournées à l’occasion. Plusieurs personnes ont confirmé avoir vu cette vidéo. Des images qu’il aurait ensuite effacées.
« Elle était très demandeuse », a indiqué celui qui avait entretenu la relation sexuelle. « Elle était d’accord pour un plan à trois. J’étais occupé, je n’ai pas eu le temps de réagir quand il a introduit la gourde. Elle a pris du plaisir je pense. Elle n’a jamais eu mal. Il n’y a jamais eu un non ou un refus. J’ai vu qu’il filmait. J’étais occupé. Je n’avais pas à être d’accord. J’ai été en désaccord, quand on me voyait moi-même en défaut. On m’a vu nu. Je ne voulais pas que l’on montre ça à n’importe qui. »
« Je tiens à m’excuser pour les vidéos, a indiqué l’amateur vidéaste. J’ai fait une grosse erreur et je m’en excuse. Je filmais mon copain. J’étais derrière. Je ne sais pas pourquoi j’ai fait cela. J’étais bête, j’avais 20 ans. Je ne me rendais pas compte de l’impact. »
Dénoncés par des témoins
L’homme a admis avoir pénétré la jeune fille avec ses doigts, mais a démenti avoir utilisé une gourde sans le consentement de cette dernière.
Me Martalo qui défend les intérêts de la jeune fille a demandé que le tribunal retienne le viol, d’avoir filmé et diffusé les faits à l’insu de sa cliente. Il a réclamé un euro à titre provisionnel et une expertise.
Les faits ont été dénoncés après le visionnage de cette vidéo par des personnes. Les témoins ont été particulièrement choqués au point de dénoncer les faits à la police.
Les avocats des prévenus, Me De Coster et Me Danneels, ont contesté les faits de viol. Me De Coster a contesté le fait que son client avait participé à l’enregistrement et à la diffusion des faits. Ils ont sollicité l’acquittement ou, à titre subsidiaire, la probation autonome, la suspension du prononcé ou la peine de travail.