L’attaquant mormontois, qui va emménager à Hampteau (Hotton), tentera donc de se relancer chez les Carriers après une saison terne à La Forge. Trente minutes contre Libramont, quinze contre la Houffaloise: il n’aura disputé que 45 minutes en D3 cette saison. « J’avais raté la préparation et le coach m’avait surpris au tournoi de sixte à Barvaux, dit-il. Le club avait dès lors décidé de m’envoyer en B. J’ai commencé le championnat en P3, puis je me suis blessé. Je suis aussi parti au ski. Au final, je n’ai plus mis les pieds à Mormont depuis le 21 janvier. Aller jouer en P3 ne me disait rien. J’avais cinq joueurs sur le dos à chaque fois, ce n’était vraiment pas amusant. C’était plus compliqué pour moi qu’en D3! »

Jordan Michel, qui avait déjà quitté Oppagne par la petite porte en 2019 après avoir été remercié par le président Paquet, reste toutefois persuadé qu’il peut revenir à son meilleur niveau la saison prochaine. Voire franchir un cap. « Avec Philippe Médery, nous avions une relation  »Je t’aime moi non plus », dit-il. Quelques semaines après mon arrivée, il avait dit de moi que je n’étais pas un glandeur, mais que j’étais un poète. Je lui retourne l’expression, il est un beau poète lui aussi. Il parle bien. Mais j’étais venu à Mormont pour évoluer et, au final, je n’ai pas progressé comme je l’imaginais en tant qu’attaquant, même si j’ai pris de l’expérience et connu de bons moments. Je trouve Monsieur Médery moins investi, moins impliqué depuis quelques saisons. De mon côté, après six saisons à Mormont, j’ai envie de sortir de la routine. À 28 ans, c’est sans doute le bon moment. Je pense que je pourrai évoluer beaucoup plus en une saison dans un club comme Sprimont qu’en cinq ans à Mormont. »

On ne le changera jamais… Rendez-vous dans quelques mois pour voir où il en sera. Une chose est sûre: ses retrouvailles avec Mormont vaudront le détour et on attend déjà, avec impatience, la réplique de son futur ex-coach, jamais avare d’un bon mot.

Inutile de préciser qu’à Xhoris, la volte-face de l’attaquant mormontois passe assez mal. « Mais je préfère ne rien dire publiquement », glisse l’ancien Durbuysien Michaël Lebe, T1 de l’équipe liégeoise.