C’est la récompense d’une carrière achevée un peu prématurément (conséquence de blessures), mais néanmoins bien remplie. Si l’ASBL des Amis de Serge Reding, en association avec le service des Sports de la Province et l’Avenir Luxembourg, a désigné Renaud Emond comme Prix Reding (ou Coup de cœur) 2025, c’est pour honorer l’ensemble de son œuvre. Une carrière faite de travail et de détermination qui ont permis à un joueur parfois (sévèrement) critiqué lors de ses débuts en D3 avec Virton de se hisser dans les plus hautes sphères du football belge. À Waasland-Beveren d’abord, au Standard surtout, à Eupen enfin, après un intermède compliqué chez les Français du FC Nantes, Renaud Emond a secoué les filets avec la régularité et l’efficacité du pur avant-centre qu’il a toujours été. Quelque 80 buts chez les pros, plus de 120 si l’on ajoute ceux qu’il a inscrits pour le compte de l’Excelsior Virton: le footballeur gaumais a pu, en juin dernier et à presque 34 ans, se retirer avec le sentiment du devoir accompli avant de préparer une carrière d’agent de joueurs.

Renaud, le renard: si ces deux mots renvoient à un succès d’un des plus célèbres chanteurs de l’Hexagone, ils résument aussi le parcours du lauréat de ce Prix Reding 2025, véritable renard des surfaces, qui existait essentiellement sur un terrain par sa capacité à faire mal devant le but, couplée à une force de travail jamais prise en défaut. La même qui lui a permis de revenir plusieurs fois dans le parcours quand d’aucuns l’enterraient un peu prématurément. Il s’était ainsi baptisé « le Phénix » pour sa capacité à renaître de ses cendres. Il n’aura pas laissé que des cendres après son passage sur les terrains verts, mais avant tout le souvenir d’un gars bien, doté à la fois d’humilité et de détermination, dont le nom ornera pas mal d’archives de la même manière qu’il s’affichait souvent au marquoir.

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