En termes simples, les banques expliquent qu’elles reverront le dossier dans deux ans, avant de prendre position pour les crédits destinés à Marche et Bertrix.

Une annonce qui a fait réagir Ecolo-Luxembourg. « Le refus de financement par les banques privées d’une partie du projet Vivalia 2030 place aujourd’hui celui-ci dans une situation particulièrement préoccupante. En refusant d’étudier d’autres pistes de financement comme suggéré par Ecolo, la direction de Vivalia a fait le choix de la facilité plutôt que de la prudence stratégique », indiquent les membres d’Ecolo.

Ces derniers poursuivent. « Un projet de cette ampleur, portant sur plusieurs centaines de millions d’euros d’investissements publics, ne peut reposer sur une seule piste. Cela relève d’un manque de professionnalisme et d’anticipation. C’est une faute de gestion conséquente de la part de la direction et du bureau exécutif MR-Engagés-PS. »

Le groupe politique rappelle que « dès octobre 2025, Écolo Luxembourg a proposé une piste crédible, structurée et moins onéreuse : un financement via la Banque de Développement du Conseil de l’Europe (CEB). Des contacts directs ont été établis. La CEB a exprimé son intérêt pour financer une partie substantielle du projet avec à la clé des conditions potentiellement plus avantageuses que le marché privé. Cette piste a été d’abord balayée par la Direction générale de Vivalia. Dans un second temps, contrainte et forcée par la majorité provinciale, suite à la démonstration d’Ecolo que cette piste pouvait représenter plusieurs dizaines de millions d’euros d’économies en intérêts à rembourser, un contact a été établi par Vivalia avec la CEB. Contact pris par obligation et sans réelle conviction pour, finalement, reléguer cette piste au rang de solution de secours sans se donner les moyens pour qu’elle aboutisse en se réfugiant derrière l’absence de garantie institutionnelle européenne, alors que la CEB s’est montrée ouverte à évaluer un dossier se reposant sur une garantie de la part des associés (province et communes). Aujourd’hui, alors que les banques privées n’octroient pas le financement pour les infrastructures de Bertrix et Marche-en-Famenne, chacun peut mesurer l’erreur stratégique commise. À la gabegie financière s’ajoute aujourd’hui une menace claire pour les soins de santé dans notre Province. »

Pour Écolo Luxembourg, il est impératif aujourd’hui de réactiver immédiatement et officiellement la piste CEB avec volontarisme afin de sécuriser un financement public stable pour l’ensemble du projet.

« Nous ne pouvons pas accepter qu’un projet aussi structurant soit fragilisé par entêtement et mauvaise anticipation. Nous avons proposé une alternative publique crédible. Il faut maintenant la réactiver sans délai », déclare Jean-Pierre Wilvers.

Il en va de la crédibilité de l’intercommunale et du respect des contribuables de notre province. « Écolo Luxembourg restera particulièrement vigilant sur la suite de ce dossier. La santé des Luxembourgeois mérite une gestion rigoureuse. L’argent public aussi », conclu Romain Gaudron.