En tension depuis un certain temps, ArcelorMittal tente de sécuriser son avenir par le biais d’un nouvel accord LUX2029. Celui-ci a été signé vendredi 20 mars, à l’issue d’un processus de négociation initié le 1er octobre 2025, avec les différentes parties engagées. Le ministre du Travail, Marc Spautz, le ministre de l’Économie, des PME, de l’Énergie et du Tourisme, Lex Delles , le ministre des Finances, Gilles Roth, la direction d’ArcelorMittal ainsi que les syndicats OGBL et LCGB ont apposé leur signature lors d’une réunion qui s’est déroulée ce 20 mars.

La hausse des prix des matières premières, les importations à bas prix en Europe, le climat, l’environnement géopolitique et macroéconomique mettent en difficulté l’industrie sidérurgique qui constitue un pilier majeur de la souveraineté industrielle européenne. Afin d’assurer un avenir à ses activités au Grand-Duché, le groupe ArcelorMittal souhaite réaliser des investissements d’avenir conséquents et nécessaires, et également ajuster son organisation interne et la structure de ses coûts fixes en vue d’améliorer sa compétitivité. Par ailleurs, le Luxembourg restera le siège social d’ArcelorMittal, la construction du nouveau bâtiment se poursuivant à un rythme soutenu.

Concernant ce nouvel accord, il couvre les années 2026 à 2029 et prévoit un investissement d’ArcelorMittal au minimum de 290,5 millions d’euros, pouvant aller jusqu’à 334,5 millions d’euros, dans des projets clés visant le développement de l’ensemble de ses sites de production pour assurer la pérennité de ses usines, dont une enveloppe de 44 millions d’euros dédiée à la maintenance des équipements actuels.

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Des restructurations à venir

Les différentes parties engagées dans cet accord soulignent que « compte tenu d’un effectif excédentaire d’environ 300 salariés au Luxembourg par rapport aux besoins actuels et futurs de l’entreprise, des mesures de préretraite et de pensions, de chômage partiel, de départs volontaires, de transferts internes et de départs naturels seront mises en œuvre. Dans le cadre des restructurations, une cellule de reclassement est destinée à accompagner ces salariés avec les différentes options susmentionnées ».

Au départ, ArcelorMittal avait annoncé étudier la suppression de 1 150 emplois au Luxembourg, majoritairement dans les services administratifs. Ce chiffre a donc pu être nettement revu à la baisse lors des négociations tripartites. De plus, aucun licenciement sec n’est prévu.

Pour accompagner l’évolution des investissements et des effectifs, et la mise en œuvre des diverses mesures retenues, deux comités de suivi seront mis en place. Ils seront composés de représentants de la direction, des syndicats signataires de l’accord, de membres de la délégation du personnel et des ministères du Travail, de l’Économie et des Finances et présidés par le ministre de l’Économie, des PME, de l’Énergie et du Tourisme et le ministre du Travail ou leurs délégués.