Dans ce dossier, il était question d’actes de viol, notamment sur une voisine, mère de famille, mais aussi de traitement inhumain et dégradant, violence, humiliations et sévices.
C’est fin 2021 que la voisine du prévenu, alors qu’il habitait dans la région de Saint-Hubert a craqué et a tout raconté. Le voisin l’a forcée à avoir des relations sexuelles, s’est montré violent et menaçant en faisant du chantage.
Des témoignages ont aussi fait état de trois autres victimes potentielles, pour des faits dont les plus anciens remontaient à 1999.
Un risque de récidive pas exclu
Lorsque le dossier avait été plaidé le mois dernier, Me Anne-Catherine Mignon, conseil de la victime avait indiqué que le prévenu s’était comporté de la même façon quelques années plus tôt.
« C’est un prédateur sexuel. Il a déjà violé de façon très violente, donnant des coups de ceinture, urinant plusieurs fois sur sa victime. L’expert psychiatre se dit très inquiet pour les risques de récidive », avait-elle relevé
La défense avait évoqué cependant une forme de consentement, mais ce que le tribunal a balayé.
L’avocat du prévenu a demandé que l’arrestation immédiate ne soit pas prononcée, malgré la hauteur de la peine, faisant état d’ennuis de santé de son client et le fait qu’il n’entendait pas échapper à la justice comme en attestait sa présence à l’audience.
Mais le tribunal a cependant retenu l' »extrême gravité des faits », les nombreuses plaintes, un rapport psychiatrique évoquant une personne à l’organisation « perverse sadique. » Pour le tribunal, il y avait dès lors un risque que le prévenu commette de nouveaux faits et qu’il tente de se soustraire à l’exécution de sa peine.S.E.