Vous vous attendiez à ce que le club vous soumette une telle proposition ?

Non. J’ai été pris par surprise. J’envisageais même d’arrêter le basket, parce que je pensais avoir fait le tour et je voulais me lancer un nouveau challenge dans le crossfit.

Et en revenant à Neufchâteau, voilà trois ans, vous aviez la D2 dans un coin de votre tête ?

Pas spécialement. Je devais déjà prouver que j’avais les capacités pour jouer en 1re régionale.

Après avoir porté le maillot de Bastogne et de Saint-Hubert en seniors, cela fait une belle ascension ?

Oui, c’est terrible. Mon parcours est incroyable. Et je n’aurais jamais pu arriver là sans le soutien de mes parents, de mon frère et de ma copine. Je voudrais les remercier. Pour moi, c’est une réussite collective. Je remercie aussi Nicolas Sturam (NDLR : coach de Neufchâteau B), qui m’a transformé en tant que joueur. À la base, j’étais un ailier et à présent, je joue à l’intérieur.

Vous vous sentez prêt pour gravir deux échelons d’un coup ?

Oui. Je pense que ma combativité est mon meilleur atout. Avec mon physique (100 kg pour 1,90 m) et ma défense, je n’ai pas peur d’aller au combat, même deux divisions au-dessus.

« Champion et rien d’autre »

Quel sera votre rôle dans l’équipe ?

Ce sera le même rôle qu’en 1re régionale. Je ne serai pas là pour marquer en priorité. Ce qu’on va me demander, c’est d’être un chien de garde et moi, j’adore ça. Je jouerai au poste 4. Je serai là aussi pour prendre des rebonds.

Pas peur de manquer de centimètres et d’expérience face à des pivots de D2 ?

J’ai quand même une bonne détente. Les adversaires plus grands que moi, cela m’a toujours motivé à les étouffer. En R1, ce n’est pas les mêmes talents, oui, mais j’ai déjà affronté des gars costauds et de 2,05 m.

Vous avez déjà discuté avec le nouveau coach Kévin Reyserhove ?

Oui. Il compte sur moi pour apporter de la robustesse. Je pense que c’est quelqu’un qui connaît bien le basket. J’ai hâte de travailler avec lui.

Avant la TDM1, il y a une belle saison à terminer en 1re régionale ?

J’ai envie qu’on soit champion et rien d’autre. La 3e manche de la finale de la saison dernière, à Gembloux, je l’ai toujours en travers de la gorge. C’est la fin d’un cycle pour notre équipe et ce serait super de terminer sur un titre.

D’un point de vue personnel, vous êtes satisfait de votre saison ?

Oui. Je fais du travail dans l’ombre, je le sais, ça ne se voit pas forcément dans les stats, mais je pense que je le fais bien et j’en suis fier. Et cette promotion en D2, c’est une magnifique récompense pour 22 ans de travail dans le basket et tout ce que j’ai pu endurer.