Deux nouvelles plaintes déposées

À la suite de la constitution de partie civile de la Fédération Wallonie Bruxelles, dans le cadre de la procédure instruite par le parquet, et du battage médiatique qui a suivi, le Délégué Général aux droits de l’enfant a été assailli d’appels. « Ces retours allaient vraiment dans tous les sens, poursuit Stephan Durviaux. Des parents nous ont appelés pour apporter leur soutien au directeur. D’autres nous ont signalé des comportements bizarres. Nous avons appris que deux nouvelles plaintes avaient été déposées à son encontre. »

Nathan Rener, un animateur bénévole qui fréquente le centre depuis près de 30 ans a mis en ligne une pétition en guise de soutien. « Suspecter le directeur parce qu’il aime les enfants et qu’il nomme cet amour, c’est confondre l’amour avec la sexualité, souligne-t-il. Le sens de ce texte n’est pas de faire taire, ni de blanchir, mais de faire réfléchir. Si des enfants, parfois devenus adultes, doivent prendre la parole pour dénoncer des abus, nous les invitons à le faire en toute liberté et en toute sincérité, car cela relève de la plus haute importance. Nous avons la conviction intime qu’il n’y en aura aucun. »

Instruction à charge et à décharge

Près de 2000 personnes, dont des anciens du centre, des parents, des enseignants, ont apposé leur signature. « J’adhère à ce projet et souhaite qu’il se perpétue, indique une mère de famille. Je suis scandalisée par le traitement que les médias font de cette histoire, alors que la justice n’a même pas pu faire son travail. » « Mon fils fréquente les activités d’été depuis ses 5 ans, enchaîne une autre maman. Il y retourne chaque année avec le même enthousiasme. Si des situations ambiguës devaient exister, il ne voudrait plus y aller. Le directeur aime les enfants sans déviances, ni perversions. »

Le bourgmestre d’Erezée Michel Jacquet rappelle que le directeur bénéficie de la présomption d’innocence. « Ne brûlons pas les étapes. À ce stade, nous ne savons pas si des faits répréhensibles ont été commis. »

Le parquet du Luxembourg rappelle qu’à la suite du réquisitoire de non-lieu, une requête en devoirs complémentaires a été déposée. L’instruction, menée à charge et à décharge, se poursuit.