Cette dernière regrette une inégalité territoriale en matière d’accès aux soins spécialisés avec l’absence de stroke unit en Province de Luxembourg. Bien que des soins de base soient déjà assurés localement, les patients nécessitant une prise en charge de soins spécialisés via ces unités, doivent actuellement s’orienter vers d’autres territoires.
La Stabuloise est intervenue auprès du Ministre Coppieters: »Au-delà des efforts indispensables en matière de prévention, nous devons garantir une prise en charge équitable et spécialisée des AVC sur l’ensemble du territoire. L’absence de stroke unit en Province de Luxembourg est une situation que l’on pourrait corriger à l’avenir », explique Mélissa Hanus.
Ouvert à la réflexion
En réponse, le ministre wallon de la Santé a rappelé que la Belgique compte 15 stroke units dont 5 actuellement en Wallonie, toutes situées hors de la Province de Luxembourg. « La réforme en cours du paysage hospitalier prévue dans les années à venir on reverra la situation puisqu’on veut renforcer l’accessibilité. Mais quoi qu’il en soit, le réseau actuel de soins est déjà optimal. »
Pour la députée, il faut joindre l’acte à la parole. « Au-delà de ce constat, cette situation illustre les déséquilibres persistants entre territoires urbains et ruraux en matière d’accès aux soins. Les réformes annoncées doivent impérativement corriger ces inégalités et garantir à chaque citoyen, quel que soit son lieu de résidence, un accès rapide à des soins de qualité. »
Vivalia manque de neurologues
Du côté de Vivalia, Alexandre Hebert, directeur général aux affaires médicales apporte quelques précisions. « Pour avoir une stroke unit, il faut des neurologues mais aussi une infrastructure suffisante. Une stroke unit, C’est une chambre de surveillance post AVC avec du personnel adapté. Or, il faut 3 neurologues sur un même site hospitalier pour en disposer. »
Or, Vivalia est en sous-effectif de neurologues et multiplie les canaux pour en recruter. Ces spécialistes s’orientent vers les grosses structures hospitalières. Le futur centre hospitalier de Houdemont est un des leviers utilisés pour les attirer.
L’absence de stroke unit ne signifie pas que les Luxembourgeois victimes d’AVC ne sont pas pris en charge par Vivalia. La surveillance des patients se fait actuellement en unité de soins intensifs ou en médecine interne. Un radiologue interventionnel est également disponible pour un traitement par voie vasculaire. « Nous travaillons également en collaboration avec le CHC MontLégia de Liège et l’hôpital Érasme à Bruxelles. Et, en cas d’urgence, nous pouvons transporter les malades en ambulance médicalisée vers un site spécialisé », rassure le docteur Hebert.
En attendant de pouvoir regrouper tous les services à Houdemont, Vivalia pourrait regrouper les neurologues sur un site sans encore pouvoir dire dans quelle infrastructure. Le futur centre hospitalier régional de Houdemont cochera quant à lui toutes les cases. « On pourra y regrouper non seulement les équipes mais aussi les patients puisque l’obtention de l’agrément implique également une patientèle en nombre suffisant », rappelle Alexandre Hebert.