Investissement dans les zones blanches

Acteur de l’accord « Taxe pylônes », l’Agence du Numérique favorise le dialogue entre les pouvoirs locaux et les opérateurs télécoms. « Depuis 2017, la Région wallonne ne taxe plus les pylônes avec, comme contrepartie, l’investissement dans les zones blanches, l’objectif étant d’améliorer la couverture mobile sur l’ensemble du territoire. »

Dans ce cadre une plateforme a été mise en place pour permettre aux communes de signaler les problèmes de connectivités mobiles. « Cet outil, auquel 140 communes ont déjà adhéré, facilite la collecte et la transmission des signalements. En centralisant ces informations, il permet un suivi plus structuré et efficace, favorisant ainsi un dialogue renforcé entre les communes et les opérateurs. »

Aubange, le bon élève

Si ce mécanisme a déjà permis de réduire le nombre de zones blanches, le problème est toujours bien réel, en particulier en province de Luxembourg, moins densément peuplée. « À l’échelle de la Wallonie, en 2020, 120 000 foyers se trouvaient en zone blanche, poursuit Philippe Compère. En 2024, il n’y en avait plus que 16 000. Dans certaines communes, comme à Aubange, les contacts sont très bons. L’excellente collaboration a déjà permis d’améliorer la situation. »

Le bourgmestre d’Aubange, François Kinard, confirme. « L’intervention conjointe de l’Agence du Numérique et d’Idélux a permis d’éliminer la zone blanche de Battincourt. Le travail se poursuit pour résoudre le problème de connectivité mobile dans la moitié de Rachecourt et dans le zoning des Deux Luxembourg à Athus. J’ai relancé les mêmes équipes mais ce n’est pas simple car pour les opérateurs c’est, avant tout, la rentabilité qui compte. Cela dit, j’ai la volonté d’avancer. »

François Kinard ajoute que, dans sa commune, la taxe pylône a été abrogée. « Nous l’avons supprimée car nous voulons absolument couvrir les zones blanches. Si d’autres communes ont fait de même, on ne peut que regretter le maintien de la taxe à la Province. Un maintien qui ne renfloue pas les caisses provinciales puisqu’elle est contestée par des recours successifs en justice. »