« Ces évolutions impliquent, de manière évidente, une augmentation significative de la population locale et des besoins en services publics, notamment en matière de santé. », note le communiqué.

Les deux mandataires MR disent que « les évolutions du dossier Vivalia 2030 suscitent des interrogations légitimes » notamment sur les décisions pour le financement par les banques pour la clinique Marche-en-Famenne et le CUP de Bertrix postposées de deux ans.

« Ce report entretient une incertitude préoccupante sur l’organisation future des soins sur le territoire, estiment-ils. Nous ne sommes pas encore face à un affaiblissement acté, mais bien face à un risque réel d’affaiblissement du maillage de soins, qu’il convient d’anticiper et d’éviter. »

Et de poursuivre : « Ce n’est pas logique d’augmenter le nombre de militaires donc la population, tout en laissant planer des incertitudes sur l’avenir des soins de santé. »

Selon le MR, le site de Marche, aujourd’hui hôpital de référence, pourrait à terme « perdre son rôle de premier plan, être réduit à une structure secondaire ou dépendre de décisions futures incertaines »

Le CA de Vivalia interpellé sur des pistes de financement complémentaires

Dominique Gillard et Michel Jacquet annoncent qu’ils vont demander au Conseil d’administration de Vivalia d’explorer « sans délai » des pistes de financement complémentaires, en dehors des circuits bancaires privés et de la Banque européenne d’investissement, notamment Wallonie Santé et la Banque de Développement du Conseil de l’Europe (CEB).

« Il est essentiel d’activer toutes les solutions possibles pour sécuriser rapidement les investissements nécessaires et garantir un maillage de soins équilibré. », justifient-ils

Le communiqué du MR conclut l’analyse en ces termes :

« Renforcer la Défense doit aller de pair avec une vision claire et sécurisée de notre offre de soins. C’est une question de cohérence et de responsabilité. »