2. Arlon. Deux villages, à savoir Autelhaut et Autelbas-Barnich, connaissent des inondations récurrentes depuis plus de vingt ans. Trois zones d’immersion temporaire ont pu être identifiées et seront créées de manière prioritaire. Deux de ces zones seront implantées à Autelhaut, sur les ruisseaux d’Autelbas et de la Schlaus, et une troisième sera aménagée en amont d’Autelbas-Barnich, sur le ruisseau du Wolberg. Ces aménagements permettront de stocker temporairement les eaux en période de crue et de réduire les débits en aval. Les travaux sont prévus en 2027 pour une fin en 2028. L’investissement total s’élève à 1 410 000 €.

3. Durbuy. C’est le village de Juzaine qui est concerné ici, où les inondations sont principalement liées aux ruissellements d’origine agricole qui traversent le village avant de rejoindre l’Aisne. Le projet prévoit la création de deux zones d’immersion temporaire destinées à intercepter ces flux. La première aura une capacité de stockage de 5 200 m3 tandis que la seconde aura une capacité de 6 400 m3. Si la première fera face à des événements de fréquence intermédiaire, la deuxième visera des événements plus rares et plus intenses. Les travaux sont prévus en 2027-2028 pour un montant de 340 000 €.

4.Nassogne. Dans le village de Masbourg, le projet prévoit l’aménagement d’un ruisseau non classé le long de la rue de la Hutte. Un ouvrage souterrain, à savoir un pertuis, sera installé afin de collecter les eaux et les acheminer directement vers la MASBLette via un raccordement, ce qui permettra une évacuation plus maîtrisée et sécurisée. En plus de ce raccordement, les travaux comprendront l’aménagement de fossés pour guider les eaux ainsi que la mise en place d’enrochements pour limiter le risque d’érosion. Un pertuis enterré sera également posé en traversant des pâtures, des jardins privés et la voirie régionale N849. Bien entendu, les terrains seront remis en l’état et la voirie restaurée dans son état initial. Ce projet fait suite aux inondations importantes de 2016 et 2021 et sécurisera le village. Sa réalisation est prévue courant 2027-2028 pour un montant de 831 467 €, dont 325 000 € subsidiés puisque l’estimation du chantier vient tout juste d’être finalisée.

5. Rendeux. Suite à la saturation du réseau d’égouttage qui collecte plusieurs axes de ruissellement issus des zones agricoles et forestières environnantes, des inondations sont observées rue de la Roche. Compte tenu des contraintes topographiques, il n’est pas possible d’augmenter la capacité du réseau existant. Le projet prévoit alors la création d’une zone d’immersion temporaire en amont d’une capacité de 6 500 m3, ce qui permettra de retenir les eaux lors d’épisodes pluvieux intenses et de limiter les débordements en aval pour une durée de 50 ans. La réalisation des travaux est également prévue pour 2027-2028 pour un montant de 390 000 € pour les travaux et de 19 188 € pour l’étude hydrologique.

6. Tellin. À Grupont, deux ouvrages d’art sont devenus insuffisants sur le Ry d’Awenne et constituent aujourd’hui des points de blocage qui provoquent des débordements fréquents. Ces deux ponts existants seront donc démolis pour permettre la mise en place d’un accès alternatif durant le chantier, ainsi que la réalisation de batardeaux nécessaires à l’exécution des fondations, la pose de pertuis préfabriqués et des travaux de réfection des voiries. Montant total: 435 000 € pour un début des travaux espéré au printemps 2027.

7. Saint-Léger. Le projet concerne le Ton et s’inscrit dans une approche globale de gestion des crues à l’échelle du village. Concrètement, un chenal de dérivation sera créé et permettra de délester le cours d’eau principal en répartissant mieux les flux hydrauliques. Le dispositif contribuera à réduire le risque d’inondation et rétablira la continuité piscicole au niveau d’un obstacle existant, ce qui améliorera la qualité écologique du cours d’eau. Montant total, 150 000 €.

D’une stratégie de réaction à une stratégie d’anticipation

La ministre de la Nature Anne-Catherine Dalcq, le collège provincial, les bourgmestres dont les communes sont directement concernées par de futurs chantiers ainsi qu’IDELUX Eau s’unissent pour ce qui est décrit comme dossier prioritaire. Ils ont annoncé que dans le cadre du Plan de Relance de la Wallonie, trois millions d’euros seront attribués par la Région wallonne pour la sécurité des citoyens et la protection des territoires. C’est que 6,8 millions d’euros ont déjà été investis par la Province dans la lutte contre les inondations depuis celles de 2021. Une enveloppe de trois millions supplémentaires vient d’être annoncée, « nous entrons dans la phase concrète, explique la députée provinciale en charge des cours d’eau, Marie-Eve Hannard. Notre stratégie de réaction et de réparation s’est transformée en stratégie d’anticipation et de prévention. Les projets annoncés aujourd’hui seront surtout des interventions ciblées qui auront un impact réel sur le fonctionnement des cours d’eau. »

« Renforcer la résilience de notre territoire »

La ministre Anne-Catherine Dalcq a également tenu à exprimer la volonté, avec tous les partenaires, d’agir de manière coordonnée et efficace pour protéger l’ensemble des citoyens de la région wallonne. « Face aux enjeux climatiques, aux sécheresses et aux inondations, il faut renforcer la résilience de notre territoire tout en préservant les écosystèmes, affirme-t-elle. Le 4 décembre dernier, le Gouvernement wallon a validé un nouveau mécanisme de subventions destiné aux Provinces pour accélérer la mise en œuvre des travaux de protection contre les inondations. Cela marque une étape importante puisque cela permettra de passer plus rapidement de l’analyse à l’action via des aménagements concrets. » Preuve en est avec des chantiers qui débuteront dès l’an prochain.