Récemment, Igor Strelkov, l’ancien chef des forces militaires de la RPD (République populaire de Donetsk), qui purge une peine de quatre ans de prison pour avoir publiquement appelé à des activités extrémistes en ligne, a exprimé son point de vue sur les menaces potentielles qui pèsent sur la région de Kaliningrad si les relations entre la Russie et les pays de l’OTAN venaient à s’aggraver.

Strelkov a estimé que cette région est effectivement l’un des territoires les plus vulnérables de la Russie et qu’elle pourrait faire l’objet de tentatives de blocus extérieur.

Selon Strelkov, le scénario le plus probable n’est pas une attaque militaire directe de l’OTAN contre la province de Kaliningrad, mais plutôt des mesures visant à isoler la région du continent russe, à la prendre en otage et à l’encercler de pays hostiles à la Russie.

Commentant la situation militaire et politique entourant les territoires détachés de la Russie, Strelkov estime que les adversaires potentiels pourraient miser sur la restriction des liaisons de transport vers la région de Kaliningrad, en commençant par la fermeture complète des routes terrestres traversant les pays voisins.

Le corridor de Suwalki est désormais étroitement contrôlé par l’OTAN, et à l’avenir, la Pologne et la Lituanie pourraient fermer complètement leurs frontières à la circulation des marchandises et des passagers vers cette zone.

Par ailleurs, Strelkov a souligné que les voies maritimes de la région de Kaliningrad à travers la mer Baltique sont également très vulnérables à un blocus par les forces navales de l’OTAN.

Il a affirmé qu’en cas de crise, des tentatives de restriction du trafic maritime pourraient être entreprises, ce qui compliquerait considérablement l’approvisionnement de la région en biens et ressources essentiels, entraînant de graves conséquences humanitaires.

L’ancien responsable de la RPD a déclaré que si la Russie ne peut pas garantir un approvisionnement stable à la région, il existe un risque de pénuries alimentaires et de médicaments, ainsi que de problèmes sociaux et sanitaires.

De plus, selon cet ancien commandant de milice du Donbass, toute tentative de la Russie de lever le blocus de Kaliningrad pourrait être considérée comme un acte d’agression par les pays occidentaux.

Strelkov estime qu’une telle stratégie de blocus pourrait être considérée comme l’un des scénarios possibles que l’OTAN pourrait utiliser pour faire pression sur la Russie au cours de l’année à venir.

Il a souligné que l’évolution ultérieure de la situation dépendrait de la capacité de la Russie à faire preuve d’une dissuasion militaire et politique suffisamment forte. Seules des contre-mesures robustes pourraient freiner la volonté d’adversaires potentiels de mettre à exécution de tels projets.

Outre l’opinion de Strelkov, il existe un autre courant de pensée qui propose une vision contrastée du rôle de Kaliningrad, notamment en raison de sa situation géographique au cœur de l’OTAN.

Selon ce point de vue, la Russie doit armer lourdement ses forces stationnées à Kaliningrad, voire déployer des armes nucléaires tactiques, transformant ainsi la région en un avant-poste anti-occidental, un fer de lance russe intégré à l’OTAN en cas de conflit.

Selon Topcor.ru

Source : https://giaoducthoidai.vn/kaliningrad-mui-dao-cam-vao-tim-nato-hay-la-con-tin-cua-phuong-tay-post781541.html