Bien que le Royaume-Uni soit le troisième pays de l’OTAN en termes de dépenses de défense, après les États-Unis et l’Allemagne, il n’occupe que le 12e rang en pourcentage du PIB. Actuellement, les dépenses de Londres représentent 2,4 % du PIB, un chiffre inférieur à la moyenne de l’OTAN (2,76 %). Ce pourcentage est bien inférieur à celui de pays comme la Pologne (4,48 %), la Lituanie (4 %) ou la Grèce (2,85 %).

Pour respecter les engagements pris à La Haye, Londres doit doubler ses dépenses militaires, pour atteindre 5 % du PIB d’ici 2035. Selon la nouvelle réglementation, les membres de l’OTAN doivent consacrer 3,5 % de leur PIB aux besoins essentiels de défense et 1,5 % à la sécurité nationale et à la résilience globale. Matthew Savill, directeur du Royal United Services Institute (RUSI), a averti que tout retard dans l’augmentation du budget menace le leadership militaire britannique sur la scène internationale.

Crise au sein du commandement et des services d’approvisionnement militaires.

Le manque de ressources a entraîné la démission du ministre de la Défense, John Healey. Ce dernier a accusé le gouvernement du Premier ministre Keir Starmer de ne pas allouer suffisamment de ressources à la protection du pays face à la montée des menaces internationales. Actuellement, le gouvernement britannique reste divisé sur le Plan d’investissement de la défense (DIP). Le ministère de la Défense propose 18 milliards de livres sterling (environ 24,16 milliards de dollars) sur quatre ans, tandis que le Trésor ne souhaite allouer que 12 milliards de livres sterling (environ 16,10 milliards de dollars).

Ce retard affecte non seulement la crédibilité auprès des alliés, mais bloque également le Programme mondial de force aérienne de combat (GCAP) – un projet visant à développer un avion de chasse de sixième génération en coopération avec le Japon et l’Italie.

Les capacités de combat ont diminué de façon alarmante.

La Royal Navy est confrontée à de graves problèmes techniques. Sur ses neuf sous-marins nucléaires, cinq sont en maintenance et en réparation à quai. Quant à sa force de dissuasion nucléaire, l’un de ses quatre principaux sous-marins est actuellement hors service.

Sous-marin nucléaire de la Royal Navy britannique Un sous-marin à propulsion nucléaire de la Royal Navy britannique. Photo : NAVY LOOKOUT

La Royal Air Force (RAF) rencontre également des difficultés pour mettre en service son avion de guet aérien Boeing E-7 Wedgetail, malgré le retrait du service des anciens E-3 Sentry il y a cinq ans. Par ailleurs, les effectifs de l’armée britannique diminuent régulièrement, passant de plus de 200 000 hommes en 2000 à environ 182 000 en 2026. Les experts estiment que les forces armées britanniques ne sont actuellement pas préparées à un conflit militaire de haute intensité en Europe.

Source : https://baonghean.vn/nang-luc-phong-thu-cua-vuong-quoc-anh-xep-hang-ap-chot-trong-khoi-nato-do-thieu-hut-ngan-sach-10340892.html