Téhéran évoque des avancées dans ses discussions avec Washington, notamment sur les sanctions et le Liban, tout en accusant Israël de tenter de faire échouer un processus diplomatique encore à ses débuts.
Le négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a affirmé que l’Iran entendrait désormais « administrer » le détroit d’Ormuz, tout en respectant les règles internationales, marquant une volonté de reprendre la main sur cet axe stratégique clé du commerce mondial.
Il a également salué des « progrès » dans les discussions avec les États-Unis, évoquant notamment des avancées sur le Liban, les sanctions pétrolières et le déblocage d’avoirs iraniens. Tout en soulignant que les négociations ne font que commencer, Téhéran accuse Israël de chercher à torpiller ce processus diplomatique.
Trump menace de ne pas aider les pays de l’Otan s’ils le demandent
Donald Trump a menacé lundi les pays de l’Otan de ne pas les aider s’ils le demandaient, en le justifiant par le fait qu’ils n’ont pas soutenu son opération militaire contre l’Iran. « Nous avons dépensé tout cet argent. Et ensuite quand nous voulons avoir peut-être de l’aide sur une petite chose […] ils disent non, nous préférons ne pas aider », a dit le président américain pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale. « C’est stupide de dire cela, parce que nous pouvons aussi leur dire ça, et nous pourrions le faire », a-t-il ajouté. Donald Trump participera au prochain sommet des 32 pays membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan) en Turquie en juillet.
Washington desserre la pression, apaisement fragile
Les États-Unis ont suspendu pour 60 jours leurs sanctions sur le pétrole iranien après des discussions jugées encourageantes avec Téhéran, ouvrant la voie à un possible accord incluant la reprise des inspections nucléaires et le maintien de la libre circulation dans le détroit d’Ormuz. Cette détente a contribué à faire baisser les prix du pétrole et à relancer le trafic maritime dans cette zone stratégique.
En parallèle, un calme relatif est observé au Liban, où le cessez-le-feu semble respecté, même si les négociations restent fragiles. Malgré ces avancées diplomatiques, des divergences persistent entre Washington et Téhéran sur la portée des engagements, tandis que la situation reste sous surveillance dans une région encore marquée par de fortes tensions.