L’OTAN transforme ses chasseurs F-16 en « tueurs » de drones de combat, utilisant des systèmes de roquettes peu coûteux pour contrer les attaques en essaim. Parallèlement, l’armée américaine a mené une frappe aérienne de grande envergure contre dix cibles militaires iraniennes dans le détroit d’Ormuz, en représailles aux attaques contre des navires marchands.
L’OTAN transforme le F-16 en une arme anti-drone à bas coût.
Lors de la Journée de l’Armée de l’Air belge, fin juin 2026, l’Armée de l’Air belge a présenté une nouvelle configuration anti-drone sur le chasseur F-16. Cette solution tactique permet à cet appareil de quatrième génération de contrer efficacement les attaques de drones à grande échelle sans recourir à des missiles air-air coûteux.
Des chasseurs F-16 de l’armée de l’air belge, équipés de lance-roquettes Thales sous leurs ailes en configuration anti-drones, lors de la Journée de l’armée de l’air belge 2026. Photo : Army Recognition
Cette configuration comprend trois lance-roquettes développés par Thales, utilisant des munitions de 70 mm conformes aux normes OTAN. L’un des principaux atouts de cette roquette réside dans sa capacité à intégrer un guidage laser ou des fusées de proximité, optimisant ainsi son efficacité contre les petits drones à faible signature radar. L’utilisation de roquettes au lieu de missiles traditionnels réduit considérablement le coût par interception, garantissant la viabilité budgétaire dans les scénarios de guerre d’usure.
Contrairement aux systèmes de défense aérienne terrestres, le F-16 bénéficie d’avantages en termes de vitesse et de couverture, ce qui lui permet d’intercepter les drones à distance avant qu’ils n’atteignent des infrastructures critiques. Il constitue un élément de défense supplémentaire important au sein du réseau de défense aérienne multicouche de l’OTAN, assurant la liaison entre les armes terrestres à courte portée et les systèmes de défense antimissile modernes.
Les États-Unis ont lancé des frappes aériennes sur 10 cibles militaires iraniennes.
Le Commandement central américain (CENTCOM) a confirmé que des unités de chasse de la Marine et de l’Armée de l’air ont mené des frappes de précision coordonnées contre dix positions militaires iraniennes près du détroit d’Ormuz. Cette opération, lancée peu après l’attaque du pétrolier M/T Kiku par des drones, marque un tournant dans l’engagement militaire américain dans la région, passant des opérations d’escorte aux combats directs.
Un avion de chasse F/A-18 Super Hornet, appartenant au groupe aéronaval Harry S. Truman, effectue une mission de vol dans la zone de responsabilité du CENTCOM. Photo : Marine américaine
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L’IA sur le champ de bataille : un avantage militaire ou un nouveau défi éthique ?De l’Ukraine au Moyen-Orient, l’intelligence artificielle (IA) est de plus en plus présente dans les conflits modernes. Cette technologie aide les forces armées à traiter l’information plus rapidement, à améliorer la précision des combats et à réduire les pertes. Cependant, à mesure que l’IA s’intègre davantage dans la prise de décision militaire, les débats sur l’éthique, la responsabilité et le risque de perte de contrôle s’intensifient.
L’attaque a mobilisé une force combinée depuis des porte-avions et des bases aériennes de la région, ciblant les infrastructures de commandement iraniennes, les systèmes de surveillance côtière et les centres de coordination des drones. L’objectif de Washington était d’affaiblir le réseau opérationnel dispersé de Téhéran, plutôt que de riposter de manière isolée. Le détroit d’Ormuz est un point de passage maritime stratégique, par lequel transite une grande partie des exportations mondiales de pétrole ; toute activité militaire à cet endroit pourrait donc perturber les marchés mondiaux de l’énergie.
La Corée du Nord teste un nouveau système d’artillerie à roquettes multiples.
Parallèlement aux développements en Europe et au Moyen-Orient, la situation dans la péninsule coréenne a également révélé de nouvelles informations concernant les technologies d’armement. Pyongyang a récemment procédé à des tirs d’essai de diverses roquettes et missiles balistiques, dont un nouveau lance-roquettes multiple présentant des caractéristiques techniques comparables au système américain HIMARS.
Le nouveau système de lance-roquettes multiples nord-coréen, que le pays décrit comme une version similaire au HIMARS, effectue un tir lors d’un essai. Photo : Rodong
Le développement accéléré par la Corée du Nord de son artillerie de roquettes guidées témoigne d’une évolution vers des armes de haute précision et à grande mobilité. Ceci représente un défi majeur pour les systèmes de défense antimissile adverses dans la région.
compétition mondiale en matière de technologies militaires
Outre les conflits et les essais d’armements, les puissances militaires se livrent également à une course dans d’autres domaines technologiques clés afin de conserver un avantage stratégique.

Dans la région Asie-Pacifique, la Chine perfectionnerait le missile PL-16, doté d’une portée supérieure. Cette arme est spécifiquement conçue pour cibler les avions de détection et de contrôle aériens (AWACS) et les avions ravitailleurs, considérés comme les « yeux » et les maillons essentiels du réseau de combat aérien américain.

Parallèlement, en mer Baltique, les États-Unis ont commencé à déployer des véhicules sous-marins autonomes perfectionnés (drones sous-marins). Cette initiative vise à renforcer leur capacité à surveiller et détecter les sous-marins russes, dans un contexte de renforcement de la sécurité de l’OTAN dans les mers au large de l’Europe du Nord.

En définitive, la course aux armements hypersoniques demeure âprement disputée. Les États-Unis s’efforcent d’accélérer leurs programmes d’essais afin de reprendre l’avantage sur les progrès rapides de la Chine et de la Corée du Nord dans le domaine des armes capables d’atteindre des vitesses supersoniques.
Source : https://baolamdong.vn/nato-trang-bi-rocket-cho-f-16-diet-uav-va-my-tan-cong-10-muc-tieu-tai-iran-450716.html