L’issue de cet événement permettra de répondre à la question de savoir si l’unité interne de l’OTAN, son orientation stratégique et ses capacités opérationnelles seront assurées.

L'OTAN est confrontée à un événement majeur potentiellement difficile et non fondé - Image 1.

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte (à droite), et le président turc Recep Tayyip Erdoğan

Historiquement, ce bloc a été particulièrement habile à utiliser de grandes déclarations lors d’événements majeurs pour masquer les dissensions internes, pour dissimuler ses lacunes et ses faiblesses dans la résolution des problèmes urgents et le dépassement des défis pressants.

Il en va de même pour l’événement à venir. Ce serait un miracle sans précédent dans l’histoire de l’OTAN si, grâce à cette réunion, les membres parvenaient à la fois à maintenir l’engagement des États-Unis envers l’alliance et à renforcer leur autonomie pour assurer leur propre sécurité, ce qui signifierait qu’ils ne seraient plus dépendants des États-Unis.

Parallèlement, l’OTAN renforce son soutien à la confrontation continue entre l’Ukraine et la Russie tout en cherchant à mettre fin à la guerre par la voie diplomatique. Des désaccords internes persistent au sein de l’OTAN concernant l’application de l’objectif d’un budget de la défense équivalent à 5 % du PIB. L’Alliance reste également en retrait du règlement du conflit ukrainien et de la guerre en Iran, ainsi que de sa réponse à la Russie en Europe et à la Chine dans la région indo -pacifique.

Cet événement majeur est peut-être difficile à catégoriser, mais il rappellera à l’OTAN que la véritable force d’une alliance militaire comprend non seulement la puissance militaire, mais aussi la coopération politique et le respect des engagements par tous les membres, ainsi que la capacité de s’adapter rapidement à un environnement politique et sécuritaire en constante et profonde évolution.

Source : https://thanhnien.vn/nato-truc-su-kien-lon-kho-thuc-chat-185260705212312544.htm