Une « Europe plus forte dans une Otan plus forte ». Voici le slogan retenu pour le sommet de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord qui va dérouler ces mardi et mercredi à Ankara, en Turquie. L’occasion pour les 32 membres d’échanger autour des défis qui se posent entre alliés. Les pays européens et le Canada devraient notamment s’engager à fournir 70 milliards d’euros d’aide militaire à l’Ukraine en 2026 comme en 2027.
En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.
Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies
J’accepte
Les Etats-Unis n’ont pas confirmé, alors que la crainte d’un désengagement de Washington est dans toutes les têtes depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Le président américain, très critique envers l’organisation, a déjà annoncé le retrait de troupes d’Europe, tandis que le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a annoncé mi-juin un « réexamen » dans les six mois de la présence des forces américaines.
Le « burden shifting », le transfert du fardeau depuis les Etats-Unis vers l’Europe, apparaît donc de plus en plus concret. Le pays est pourtant l’un des fondateurs avec la Belgique, le Canada, le Danemark, la France, l’Islande, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Norvège, le Portugal et le Royaume-Uni de cette alliance politique et militaire datant de 1949.
L’article 5 et une vague d’élargissement
Lorsque ces Etats signent le traité de l’Atlantique Nord, aussi appelé le traité de Washington, ils s’unissent notamment autour du concept de défense collective assurée par l’article 5. Ce dernier précise qu’une attaque armée contre un ou plusieurs pays membres de l’Otan « est considérée comme une attaque contre tous », peut-on lire sur le site internet de l’alliance.
Depuis, plusieurs vagues d’élargissements ont eu lieu : en 1952, la Turquie et la Grèce rejoignent l’alliance, suivie par l’Allemagne en 1955. L’Espagne rejoint les alliés en 1982, puis la République tchèque, la Hongrie et la Pologne en 1999. Ce sont les premiers pays à entrer dans l’alliance depuis la fin de la Guerre froide. En 2004, c’est au tour de la Bulgarie, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie. En 2009, l’Albanie et la Croatie complètent la liste. Puis le Monténégro (2017) et la Macédoine du Nord (2020) deviennent respectivement les 29 et 30e pays membre de l’alliance.
La France, de retour en 2009
Depuis le début de la guerre en Ukraine, lancée par l’attaque de la Russie en 2022, deux nouveaux pays ont rejoint l’Otan, renonçant à leur politique de non-alignement : la Finlande en 2023 et la Suède en 2024. Actuellement, l’Otan regroupe 32 pays membres.
Retrouvez tous nos articles sur l’Otan
Avec certaines particularités : l’Islande, par exemple, ne possède pas d’armée. La France a aussi provoqué quelques remous dans l’histoire de l’Otan. En 1966, le président Charles de Gaulle avait décidé du retrait de la France de la structure militaire intégrée de l’alliance, arguant d’une volonté d’indépendance militaire, notamment vis-à-vis des Américains. Malgré cette prise de distance, la France est toujours restée membre, fournissant des troupes et des fonds si nécessaires. En 2007, Nicolas Sarkozy annonce la réintégration de Paris dans le commandement intégré. Une décision effective deux ans plus tard, lors du sommet organisé à Strasbourg-Kehl.