Donald Trump a loué mardi à Ankara les qualités de son « ami » le président turc Recep Tayyip Erdogan, tout en réservant ses piques aux alliés européens accusés de ne pas avoir répondu présents lors de l’offensive américaine en Iran.

« J’ai été très déçu par l’Otan et, franchement, si le sommet n’avait pas eu lieu en Turquie, (…) il est possible que je n’y serais pas allé », a-t-il déclaré aux côtés de son homologue turc, dans l’un des nombreux salons de l’imposant palais qu’il s’est fait construire à Ankara. « Il y a une sorte d’alchimie qui fonctionne entre nous », a lancé le président américain, évoquant son homologue turc, au pouvoir depuis plus de deux décennies.

En colère contre l’Europe, qu’il accuse depuis des semaines de l’avoir laissé tomber pendant la guerre en Iran, le président américain n’est toutefois pas allé cette fois au-delà des critiques qu’il lance depuis des semaines.

Il a même trouvé un mot aimable pour la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni dont il a jugé, après une récente passe d’armes, qu’elle était « quelqu’un de bien, en fait ».

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Contrats d’armement

Pour tenter de prévenir tout nouvel accès de colère, le chef de l’Otan a annoncé mardi plusieurs contrats d’armement, dans l’espoir de convaincre Donald Trump du sérieux des Européens à renforcer leurs capacités de défense, comme le réclament les Etats-Unis. Selon un diplomate de l’Alliance, la valeur totale de ces contrats dépasse les 50 milliards de dollars.

Un gros contrat a ainsi été confirmé avec la firme suédoise Saab pour remplacer la flotte des avions de reconnaissance Awacs, fabriqués par l’avionneur américain Boeing, dont dispose actuellement l’Otan.

Le groupe Airbus a de son côté décroché un contrat pour fournir un dixième A330 MRTT (Multi Role Tanker Transport), un avion militaire de transport et de ravitaillement, à la flotte de l’Otan.

La question de l’Ukraine

Les Européens espèrent de leurs côtés confirmer la dynamique favorable à l’Ukraine obtenue au sommet du G7 à Evian, en France, à la mi-juin, en présence de Donald Trump. Ce dernier a jugé mardi que les présidents Zelensky et russe Vladimir Poutine, avec qui il s’est entretenu ces derniers jours, voulaient « tous les deux conclure un accord ».

Interrogé également sur le Groenland, le président américain a réitéré qu’il devrait selon lui être « contrôlé par les États-Unis », mais sans les menaces proférées en début d’année.

ats/hkr