Alors que les dirigeants de l’OTAN sont réunis à Ankara, le média polonais Onet indique que Washington avait mis en garde Varsovie contre une possible action militaire russe dans les prochains mois. 

La Russie pourrait-elle s’en prendre à un pays de l’OTAN ? Selon le site d’information polonais Onet, qui cite des sources proches de la présidence polonaise, les États-unis aurait averti la Pologne du risque d’une éventuelle action militaire russe dans les prochains mois.

Plusieurs scénarios sont envisagés. Moscou pourrait lancer des frappes de missiles ou de drones contre des infrastructures critiques, comme des centrales électriques, mener une opération hybride ou encore tenter une incursion terrestre. Selon le quotidien britannique The Telegraph, l’objectif serait «d’ exacerber les tensions et de contraindre les alliés occidentaux à suspendre leur aide à l’Ukraine», tout en testant la réaction de l’OTAN.

Kaliningrad et la biélorussie, deux territoires sous surveillance

Selon Onet, une éventuelle opération russe pourrait être lancée depuis l’oblast de Kaliningrad, territoire russe situé entre la Pologne et la Lituanie, ou depuis la Biélorussie. Ces deux territoires sont cités comme les points de départ possibles des différents scénarios envisagés.  

Le site d’information polonais évoque également l’hypothèse d’une simulation de frappes aériennes destinée à pousser les autorités polonaises à activer ses systèmes de défense.

VARSOVIE dans le viseur de Moscou

Alors que Donald Tusk, le premier Ministre polonais, estime que les prochains mois pourraient être «critique», cette alerte intervient dans un climat déjà particulièrement tendu. Depuis plusieurs mois, la nation polonaise fait face à une série d’incidents attribués à la Russie, allant d’un missile tombé sur son territoire à des survols de drones.

Par ailleurs, la gouvernement polonais est l’un des principaux soutiens de l’Ukraine depuis le début de la guerre. Selon le ministre polonais de la Défense, elle lui a fourni une aide militaire d’un montant global de 3,8 milliards d’euros depuis le début de l’invasion russe en 2022.

Ces informations interviennent alors que la menace russe figure parmi les principaux sujets du sommet de l’OTAN à Ankara. Le secrétaire général de l’Alliance, Mark Rutte, a récemment jugé que la Russie «pourrait être prête à recourir à la force militaire contre l’OTAN d’ici cinq ans».