À Ankara, l’Otan couronne le retour en grâce de la Turquie d’Erdogan
L’acquisition comprend dix batteries de défense aérienne à longue portée Nasams (Norwegian Advanced Surface to Air Missile System) du constructeur norvégien Kongsberg, ainsi que vingt systèmes SkyRanger 30 sur châssis fixe, développés par Rheinmetall Suisse.
Les Nasams, utilisés pour abattre des avions, des hélicoptères et des missiles de croisière à courte et moyenne portée, sont utilisés en association avec les SkyRanger. Ces derniers, agissant en tant que première couche de défense, sont équipés d’un canon de 30 mm et spécialement conçus pour neutraliser les menaces volant à basse altitude, telles que les drones, tout en protégeant les Nasams eux-mêmes.
L’accord porte également sur l’achat de quatorze radars GM200 produits par le français Thales, ainsi que 54 véhicules de commandement de la société italienne Iveco.
La Belgique et les Pays-Bas utiliseront la même architecture pour leur défense aérienne terrestre, « ce qui renforcera au maximum la coopération en matière de formation, de maintenance, de logistique et de déploiement opérationnel », note le cabinet Francken.
A partir de 2027, la Belgique louera temporairement une capacité Nasams minimale au constructeur Kongsberg. La mise en service des systèmes suivants devrait s’échelonner d’ici 2032, avait indiqué M. Francken la veille, lors du Forum sur l’industrie de défense organisé dans la capitale turque. Au total, la mise en place de ces batteries nécessitera entre 1.000 et 1.500 militaires et mènera à la remise sur pied de la 9e Wing de la Force aérienne belge.
L’industrie belge « bénéficiera grandement » de ce contrat, souligne par ailleurs le communiqué. Des entreprises belges se chargeront notamment du développement et de la production de composants essentiels des systèmes de lancement et de commandement des Nasams. Cette collaboration s’effectuera notamment avec Sonaca, Sioen ou encore Sabena.
« Au total, le retour sociétal pour nos entreprises s’élèvera à plusieurs centaines de millions d’euros, voire à plus d’un milliard d’euros si l’on tient compte des effets multiplicateurs », conclut le cabinet.