Le président américain a en outre évoqué le sommet de l’année dernière à La Haye, au cours duquel les États membres avaient convenu de porter leurs dépenses de défense à 5% de leur produit intérieur brut (PIB). « La plupart des pays avaient donné leur accord. Certains ne l’ont pas fait, mais j’ai le sentiment qu’ils finiront par le faire », a noté le locataire de la Maison Blanche.
« Ils nous respectent à nouveau en tant que pays », a-t-il ajouté, au sujet des pays européens et du Canada. Auparavant, « l’Otan se moquait de nous, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui », a-t-il encore poursuivi.
Lors de la conférence de presse, le président Trump a par ailleurs remercié son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, le qualifiant de « formidable dirigeant et ami ». Le chef d’État américain a également salué Mark Rutte en tant que « personnalité exceptionnelle », capable de rassembler les alliés.
Interrogé sur la fin du cessez-le-feu avec l’Iran qu’il avait annoncé mercredi matin, le milliardaire a affirmé que les nouveaux affrontements qui ont éclaté avec Téhéran malgré la trêve prendront fin « très rapidement ».
« Ils ont frappé quelques navires et donc on les a frappés beaucoup plus fort », mais « nous n’avons pas l’intention de continuer sur le long terme », a-t-il ajouté.
L’Otan acte un transfert de responsabilités des États-Unis vers l’Europe
Les dirigeants des pays européens de l’Otan ont officiellement convenu mercredi, lors du sommet d’Ankara, de reprendre davantage de tâches de l’Alliance jusqu’ici assumées par les États-Unis. C’est ce qui ressort de la déclaration finale publiée par l’organisation.
Le transfert de responsabilités vers l’Europe (‘burden shifting’) était depuis longtemps un sujet de discussion au sein de l’Alliance, sous la pression notamment du président américain Donald Trump. Ce dernier avait déjà réclamé une hausse des budgets de la défense.
« Les alliés européens et le Canada assument, en coopération avec les États-Unis, une plus grande responsabilité dans la défense de l’Alliance », précise le texte. L’organisation décrit également cette évolution comme « une Europe plus forte au sein d’une Otan plus forte, une alliance modernisée ».
Les États membres promettent en outre des milliards d’euros de soutien militaire à l’Ukraine. Comme déjà rapporté, 70 milliards d’euros d’aide militaire seront alloués chaque année en 2026 et 2027. Ils soulignent que cette assistance doit être « équitable, prévisible et durable à long terme ».
Ils s’engagent par ailleurs à poursuivre la hausse annoncée des budgets de la défense. La déclaration mentionne explicitement qu’il s’agit d’une mesure contre « la menace à long terme que représente la Russie ».
Enfin, les chefs d’État et de gouvernement réitèrent leur « engagement inébranlable » envers l’article 5 du traité de l’Otan, qui stipule qu’une attaque contre un membre est considérée comme une attaque contre tous. Les États-Unis continuent donc de le soutenir.
Bien que relativement brève, la déclaration contient également un paragraphe consacré au conflit en Iran, qui n’est pourtant pas lié avec les compétences de l’Otan. Depuis plusieurs mois, le président américain se montre cependant très critique envers les Etats membres européens, dénonçant leur manque de soutien dans sa guerre contre Téhéran.
« Les alliés réaffirment que l’Iran ne doit jamais disposer de l’arme nucléaire et appellent ce pays à respecter pleinement la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz », précise ainsi le document.