L’effort de guerre s’accélère-t-il pour le portefeuille des Belges ?
Malgré les tensions initiales, le secrétaire général Mark Rutte a salué un grand sens de l’unité. Les alliés se sont engagés à consacrer 5 % de leur PIB à la défense d’ici 2035, un cap ambitieux qui atteint déjà près de 4 % cette année. Pour l’Ukraine, l’effort se concrétise par un double paquet d’aide de 70 milliards d’euros pour 2026 et 2027.
La Belgique prend une part active dans ce réarmement. Présent aux côtés du Premier ministre Bart De Wever et du ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot, le ministre de la Défense Theo Francken a officialisé l’acquisition de systèmes de défense aérienne en partenariat avec les Pays-Bas. Une transaction de 3,1 milliards d’euros, qualifiée d’achat militaire le plus important de la législature, qui impactera directement les finances publiques et l’industrie nationale.
Un cadeau pour le moins atypique
Mais au-delà des traités et du rappel solennel à l’article 5 sur la défense collective, c’est le cadeau d’adieu du président Recep Tayyip Erdogan qui s’est transformé en véritable imbroglio diplomatique. Chaque dirigeant a reçu un revolver personnalisé avec son nom gravé sur la carcasse, accompagné de six munitions. Un présent d’un goût très particulier qui a semé la panique chez les officiers de sécurité. Si le Premier ministre britannique Keir Starmer a préféré abandonner l’arme sur place pour ne pas violer les lois de son pays, et que le chancelier allemand Friedrich Merz l’a consignée à son ambassade, Bart De Wever a choisi une autre voie.
Le Premier ministre belge n’a découvert l’objet qu’en atterrissant à l’aéroport de Melsbroek. Face à ce colis d’un genre inédit, les services du Premier ministre ont dû improviser en urgence : le revolver et ses balles ont été immédiatement remis à la police de l’aéroport pour être placés en sécurité dans un coffre-fort. Une anecdote rocambolesque qui illustre la dimension imprévisible de ce sommet d’Ankara, où la diplomatie s’est jouée, au sens propre comme au figuré, le flingue sur la table.