De nouvelles attaques en pleine réunion de l’OTAN. Les États-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, déclenchant mercredi 8 juillet des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn. Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s’accusent de violer leur protocole d’accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l’offensive américano-israélienne contre la République islamique.

Ce texte prévoit notamment la réouverture du détroit d’Ormuz – par où transitent en temps normal 20 % du brut et du gaz liquéfié (GNL) mondial et dont la fermeture par Téhéran avait fait vaciller l’économie mondiale et flamber les prix – ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien. Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d’Ormuz, a rapporté mardi l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO. Le Qatar et l’Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l’Iran.

Dénonçant des « attaques iraniennes » et une « violation flagrante du cessez-le-feu », l’armée américaine a lancé une série de « frappes puissantes » contre l’Iran, affirmant avoir touché « plus de 80 cibles », dont « des systèmes iraniens de défense antiaérienne », a détaillé le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dans un commu…

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