Les dirigeants des pays de l’Otan se sont retrouvés à Ankara, la capitale turque, autour de Recep Tayyip Erdogan.À la fin du sommet, ils se sont échangé des cadeaux, symboles de leur savoir-faire ou de leur culture.Le président turc a offert à ses pairs un revolver accompagné de six munitions.
Il y en avait, des sujets, à l’ordre du jour lors du dernier sommet de l’Otan à Ankara, les 7 et 8 juillet. De la guerre en Ukraine à la reprise des bombardements en Iran. Tous les dirigeants participants se sont alors récompensés par un petit cadeau, comme il en est de tradition. Du sirop d’érable offert par le Premier ministre canadien Mark Carney, un vélo made in France pour Emmanuel Macron. Et de la part de Recep Tayyip Erdogan… un revolver et six munitions.
« Il veut dire ‘Je suis toujours une puissance’. Et montrer que l’empire turc est toujours là », réagit Ahmed El Keiy, rédacteur en chef du service monde à Marianne. « Il est non seulement capable de produire des drones, mais aussi des armes plus conventionnelles symboles de l’industrie turque. » Il était en plus largement question de défense, dans la capitale turque. « C’est aussi un message. Il y a une arme avec des balles : ‘Si vous voulez attaquer, il faut attaquer !’. »
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De nombreux dirigeants, notamment européens, n’ont pas pu faire entrer l’arme dans leur pays. Tout comme Mark Carney, qui a répondu après coup sur le ton de l’humour (voir la vidéo en tête de cet article) : « Il est avec la Gendarmerie royale du Canada. Il a été mis hors service parce que ce n’est pas une arme à feu légale ici. Il m’est venu à l’esprit que le sirop d’érable que j’ai offert faisait un peu pâle figure à côté de ce calibre 357 ».
Emilien DECELLE
