La Belgique se voit confier une nouvelle mission stratégique dans le cadre de l’Otan. Pour la deuxième fois en un an, quatre F-16 belges et une centaine de militaires sont déployés sur la base aérienne de Keflavik, dans le sud-ouest de l’Islande, afin de participer à la surveillance de l’espace aérien de ce pays membre de l’Alliance atlantique.

L’Islande occupe une position clé entre l’Europe et l’Amérique du Nord, au cœur des routes aériennes et maritimes de l’Atlantique Nord. Comme le pays ne dispose pas de sa propre force aérienne, cette mission de police du ciel est assurée à tour de rôle par les alliés de l’Otan.



Les pilotes belges seront mobilisés dans le cadre de la Quick Reaction Alert (QRA), un dispositif qui leur permet d’intervenir rapidement pour identifier et intercepter tout aéronef suspect évoluant dans la zone.




Tensions persistantes avec la Russie

Cette mission s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes avec la Russie. Selon la Défense, l’Atlantique Nord et les régions proches de l’Arctique sont régulièrement surveillés en raison de l’activité de bombardiers et de sous-marins russes, dont les déplacements peuvent être difficiles à détecter. La présence des avions de chasse de l’Otan vise donc à garantir une capacité de réaction rapide en cas d’incident.

Il s’agit du deuxième déploiement belge en Islande en moins d’un an, après une première mission menée en août 2025. Cette nouvelle rotation durera environ un mois.